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Musique



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Rivière Noire – « Londres Paris » Victoires de la Musique 2015


Musique congolaise et africaine d'hier et d'aujourd'hui
04/10/2015

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Mondomix nous présente : So Kalmery
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Nzimbu Project : Ray Lema, Freddy Massamba, Ballou Kanta et Rodrigo Viana
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Beautiful Voices of Africa  - "Brindisi" tiré de
l' opéra "La Traviata"

novembre 2014

Une autre belle voix du Congo Kinshasa : Charles Ndombasi Lassa alias Carlyto
18/01/2014

Angélique Kidjo, l'Afrique et l'orchestre
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17/01/2014

Benjamin Clementine, 24 ans et tout son chant
05/12/2013


Viva-la-Musica. Papa Wemba fête ses 64 ans avec deux concerts
Congojet
13/06/2013


Le formidable succès de Stromae
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03/06/2013

Fally Ipupa, sur la piste internationale - Nouvel album, Power Kosa Leka
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03/06/2013


Manu Dibango a fêté ses 80 ans à la Mairie de Paris
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22/05/2013


Festival international de jazz de Saint-Louis 2013 : Ray Lema à l’affiche au Sénégal
Le Potentiel
29/04/2013

30 avril 2013 - C'était la journée internationale du Jazz ...
avril 2013


Albert Camus slamé par Abd Al Malik à Marseille
Francetv.fr
12/03/2013




Rokia Traoré: «J'ai comme une envie de coup de gueule»
Slate Afrique
28/02/2013

Si vous avez raté le premier concert de Youssou Ndour, revivez-le!

Slate Afrique 
25/02/2013



24 ans après sa mort, le musicien Luambo Makiadi au centre d’un colloque international
Radio Okapi
23/02/2013

amala, alias Grand Kallé, toujours ancré dans la mémoire des congolais
Congo Planete
11/02/2013


Ray Lema, créateur sans frontières
Jeune Afrique
31/01/2013
par Tshitenge Lubabu M.K.




Staff Benda Bilili, c'est presque fini !
Negronews
24/01/2013

Sira Kouyaté attend Noël - Sur les pas de ses parents
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Saviez-vous que Manu Dibango avait fait ses débuts en concert en ... Belgique 
RFI
23/10/2012

Ballaké Sissoko, tout simplement !
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Staff Benda Bilili, encore plus fort !
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TABU LEY & SAM MANGWANA - AFRIKA MOKILI MOBIMBA
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Africa mokili mobimba Manu Dibango et Ray Lema
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SOUL MAKOSSA MANU DIBANGO & YOUSSOU N' DOUR
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Le prix Découvertes RFI-FRANCE 24 2012 a été attribué à Elemotho
RFI
03/10/2012


Le prix Découvertes RFI-France 24 2012
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Des activités culturelles à Kinshasa pour fêter les 72 ans d’âge de Tabu Ley
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Musique : le rappeur de Kisangani « Alesh » en tournée aux Etats-Unis d’Amérique
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Chronique musicale : un des ténors du TP Zembe-Zembe s'est éteint
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Cap-Vert: Solange Cesarovna - Aussi douée que Cesaria Evora
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"Bouger le Monde!" : Staff Benda Bilili revient avec un nouvel album
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Musiques pour un calme et beau dimanche d'été
Ray Lema "Mathissou"
Les Indes Galantes "Air pour les Esclaves Africains"

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Des Francofolies à Kinshasa en mai 2013
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Ferré Gola interprète les chansons de Pépé Kallé, Madilu et Carlito ce samedi
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Ndombe Opetum : l’implication du Chef de l’Etat saluée par la famille du défunt et le ministre de la Culture et des arts
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Alain Makaba à Kinshasa pour recruter des musiciens
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RDC: l’artiste musicien Ndombe Opetum est mort
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24/05/2012


Papa Wemba prépare le 35è anniversaire de Viva La Musica
Radio Okapi
22/05/2012

Ray Lema et Manu Dibango
Festival des Arts Nègres - Dakar 2010


Papa Noël Ekwabi
18/04/2012

Yahoo.fr
17/12/2011

La musique congolaise brille par une pauvreté textuelle caractérisée
LeCongo.info
15/07/2011

L’actuelle génération des musiciens congolais ont, sans doute, contribué à une industrialisation de la chanson congolaise. Rechignant à l’effort, leur musique brille par une pauvreté textuelle caractérisée. Des paroles légères qui frisent parfois l’indécence, sans oublier un chapelet de noms d’hommes politiques congolais aux mœurs sociales dissolues.

Parmi les griefs portés contre les musiciens de la République démocratique du Congo aujourd’hui, l’on retient celui d’avoir la Rumba congolaise.

En République démocratique du Congo, la Rumba incarnée par l’actuelle génération des musiciens relève plus « du culturel » que de la « culture ». Par cette analyse, Afrik.com fait allusion à « un mouvement profane, éphémère, trompeur et décevant ». Un divertissement puéril ; sans plus. Nietzsche en son temps vivait « un automne de la culture » ; Hannah Arendt, elle, répétait qu’on « ne pouvait réduire la culture à une industrie culturelle ».

La Rumba congolaise n’y a pas échappé. L’actuelle génération des musiciens congolais ont, sans doute, contribué à une industrialisation de la chanson congolaise. Rechignant à l’effort, leur musique brille par une pauvreté textuelle caractérisée. Des paroles légères qui frisent parfois l’indécence, sans oublier un chapelet de noms d’hommes politiques congolais aux mœurs sociales dissolues.

On n’a pas le temps de savourer une gamme que déjà s’entend, un cheveu dans la soupe, le nom d’un homme politique congolais. Le genre a dérapé vers une source au succès. De là-haut, le grand architecte de l’Univers de la Rumba congolaise moderne, Luambo Makiadi Franco, doit fulminer : ses successeurs dilapident l’héritage que lui-même reçut notamment des Wendo, Bowane, Tino Baroza. Y a-t-il une chanson de cette nouvelle génération qui dépasse le genre mineur ? Niet. Dieu merci, ces bénédictins d’un temps, d’une saison, bientôt disparaîtront. Malheureusement, comme en Economie la mauvaise monnaie chasse la bonne, la musique faite par l’actuelle génération a enseveli sous les décombres de la médiocrité celle léguée par les Luambo et Essous.

Aucun doute, les chanteurs actuels disposent de quelque savoir musical. Mais ils sont dénués de quelque imagination. Or, « l’imagination est plus importante que le savoir », dixit Einstein. La guerre des textes a cessé d’exister au grand dam de la vie. Verckys composa « Nakomi Tunaka », « Mpassi Mermans » lui répondit par « A mon avis ». Verckys dégaina de nouveau par Sakumuna. Pour répondre à « Pont sur le Congo » de Franklin Boukaka, African Jazz sortit « Ebalé ya Congo ». Et, pour railler leurs détracteurs, les « Mando Négro » se dépassèrent dans Molangi.

UNE AUTRE TARE : LA REDONDANCE

Une autre tare définit les chanteurs des temps présents, c’est la redondance : d’une œuvre à une autre, on a le sentiment qu’il s’agit d’une même chanson. Et le timbre vocal, et l’harmonie : tout se ressemble. C’est en vain qu’on attend les variations d’un bon chorus, comme savaient le faire Nico et Géry Gérard. Les chanteurs du moment sont tel un écrivain qui, prolifique durant toute sa vie, écrit en vérité le même livre avec le même style. Bonjour la monotonie.

Certes les bénédictins de la rumba actuelle ont de belles voix ! Mais ils ne savent pas les marier, du moins ils n’éprouvent aucune envie de savoir les placer. Pour ces artistes, chanter c’est comme prendre un ascenseur : monter/descendre/monter/descendre. Ils montent et descendent là où il n’est pas nécessaire de le faire. Travaillent-ils avec de vrais arrangeurs ? Le bémol s’impose. Constituez une « attaque » avec les maîtres de chant, Evoloko, Emeneya, Bozi ou Likinga Redo, les chanteurs du moment s’éclipseront vite. Or il est un aspect originel de la Rumba congolaise, c’est la guerre des voix…

L’ABSENCE DE LA GUERRE DES VOIX, UN IMPARFAIT DU PRESENT

Qui ignore la splendide guerre qui oppose Daliens Ntesa et Youlou Mabiala dans Radio trottoir ? Michel Boyibanda et Sam Mangwana, eux, s’agressent agréablement dans To yeba yo trop. Evoloko et Vadio se « mesurent » dans Atinga. Il n’y a ni vainqueur ni vaincu, entre Likinga et Evoloko, dans Pétrole. Match non pas nul, mais sublime. King Kester Emeneya inflige une gifle de chant à Pépé Kallé dans Amena, si bien que l’éléphant de la musique zaïroise ne se contente que de quelques rôles dans le refrain.

« Oui, dans ma propre chanson, j’abdique face au bachelier en chant, tellement il y est intenable », avoua-t-il un jour à Paris, en 1990. Et de poursuivre : « Il est difficile de malmener Emeneya dans une chanson ; il te répondra du tac au tac ». Avec sa manière de chanter dans le contretemps, cela déstabilise le plus chevronné des maîtres du tempo.

Djenga K. Espérant écrabouille tout le monde dans La mignonne de Bozi Boziana, au point que ce dernier est presque absent dans sa propre composition. Même Lay, le Zeus du ténor, est inaudible dans cette splendide œuvre. Mais ce dernier prend sa revanche, justement dans Autopsie de Djenga K. : il monte si haut dans les aigus que ses compères (y compris le compositeur de la chanson) ont l’impression de patauger dans les bas fonds des graves. Papa Wemba, lui, a souvent perdu le duel des voix dans une « attaque » : il est plus divin seul qu’en chorale (Matebu, Esclave, Maria, etc, des œuvres d’une beauté divine). Mais il a remporté aussi plusieurs batailles. En témoigne la manière dont il contre les variations de Bozi, la puissance de Djenga K. et de Lita Bembo dans Mère Otan. Mieux encore, si Kinshasa-Brazza est une chanson à faire écouter aux élèves de chant, c’est grâce au Dionysos du chant qu’est Papa Wemba.

« Dans cette chanson, Papa Wemba sait qu’il doit maintenir une longue distance entre Bozi et lui. S’il descend d’un centimètre, il se perd, car en bas Bozi règne en maître et en puissance», a , analysé Théo Blaise Kounkou.

En fait, qu’est-ce « qu’une guerre juste » ? Pour les gens compliqués, il s’agit d’une guerre qui sert à conquérir une valeur, quitte à verser du sang. Eh bien, pour les gens simples, les mélomanes de la bonne Rumba congolaise, la « guerre juste » est celle qui égaye les âmes, tant sur le fond que sur la forme. Seul le passé, cette lumière abondante, procure cet amour. Le vrai amour. La Rumba actuelle n’est que vacuité et lumière ténébreuse.

Le cas suivant l’illustre bien : pour son mariage et son cinquantième anniversaire, un Congolais de France, Albert Tchey, précise bien sur les cartons d’invitation que les invités ne danseront que la Rumba congolaise des années 70-80 et la Salsa. Et pour cause : la Rumba actuelle demeure au ras des pâquerettes.

Pour rappel, ce samedi 11 juin 2011, au stade de France, à l’occasion de la « Nuit africaine », toutes les musiques africaines ou presque seront à l’honneur. Parmi elles, la Rumba congolaise, un genre en pleine glaciation depuis plus de vingt ans, même si le FEMOCA (Festival des musiques originaires d’Afrique noire) tente, par ses moyens, de le dégeler.

Source: Bienvenu Ipan

Pour tous ceux qui veulent retrouver une super ambiance congolaise !

En musique et en images, voici :

A user, abuser, jusqu'à vous en saouler !

Watch live streaming video from congomaboketv at livestream.com


Staff Benda Bilili à l’affiche au festival « Les nuits atypiques » de Langon
(Languedoc - France)

Digital Congo
28/04/2011
Avec la musique urbaine de la République démocratique du Congo, des artistes handicapés du Staff Benda Bilili vont ouvrir la balle dansante au festival « Les nuits atypiques » de Langon, prévu du 28 au 30 juillet 2011.
Prévu du 28 au 30 juillet 2011, le festival «Les nuits atypiques» débutera avec le staff Benda bilili, ces handicapés des rues de Kinshasa.

Avec la musique urbaine de la République démocratique du Congo, des artistes handicapés du Staff Benda Bilili vont ouvrir la balle dansante au festival « Les nuits atypiques » de Langon, prévu du 28 au 30 juillet 2011.

Festival pionnier des musiques du monde, «Les nuits atypiques» de Langon célèbrent aussi les cultures à travers le chant, la danse, le cinéma, des rencontres et des débats. Le festival, qui fête cette année ses 20 ans, reste fidèle à ses valeurs premières : le partage, l’échange, le dialogue, la justice, l’équité et l’émancipation.

Les nuits atypiques exprimeront un désir de révolution africaine avec l’Ivoirien Tiken Jah Fakoly ; elles danseront avec les steel-band, ces orchestres de bidons nés des rebuts de l’industrie pétrolière, notamment avec le Renegades Steel Orquestra, steel-band mythique de Trinidad-et-Tobago, capable de jouer aussi bien des calypsos traditionnels que l’Ave Maria de Schubert ...

Elles donneront la parole à Sivan Perwer, la grande voix du peuple kurde, en exil depuis trente-cinq ans ; elles seront percutantes avec le Tambour Quartet réunissant autour du tambourin quatre artistes exceptionnels : Carlo Rizzo (Italie), Ravi Prasad (Inde), Paul Mindy (Brésil) et Adel Shams el Din (Egypte), et avec deux maîtres djembé du Burkina Faso et de Guinée Lamine Sanou & Mohamed Bangoura.

On chantera aussi en occitan avec Moussu T. e lei Jovents, et La Talvera qui a élaboré un projet commun avec Silverio Pessoa intitulée «ForrOccitània», mêlant langues, musiques et instruments du Nordeste brésilien et d’Occitanie.

L’extinction des lampions de la fête sera confiée à Pad Brapad, qui mélange, avec humour et énergie, musique tzigane et klezmer, électro et hip-hop.




Le Congo de Pitcho
Le Soir
23/04/2011

Pitcho était donc, cette année, le représentant belge de la section Découvertes du Printemps de Bourges. La météo estivale, qui pousse à envahir les terrasses ou les pelouses en bordure de l’Auron, autant que l’absence de toute affiche ou de buzz, tout cela fait que la salle du 22-Est est totalement vide quand Pitcho monte sur scène. Il est accompagné du batteur Patrick Dorcéan et, ensuite, de DJ Aral, avant que Fredy Massamba ne rejoigne ce petit monde pour un set haut en couleur, croisement de slam et de musique du monde.

Pitcho l’annonce d’emblée : il parle ici de lui et du Congo dont il a célébré les 50 ans de l’Indépendance au travers du projet Héritages. Métissages, quête de l’identité et mémoire post-coloniale sont au menu de ce concert qui, petit-à-petit attirera du monde et le fera même danser. Mission réussie pour ceux qui doivent encore en France être découverts, même si, chez nous, ils font déjà figure de pros de la scène belge. Un plus grand soutien logistique, ici en France, ne leur serait pas inutile.



Staff Benda Bilili fait vibrer le théâtre d’Angoulême
Digital Congo
30/03/2011

Leur quotidien c'était la rue, les cartons contre le froid, la vente de cigarettes à la sauvette. Leur rôle de pères la sagesse pour les gamins orphelins. Ils ont tous dépassé la quarantaine; plus qu'une dizaine d'années à vivre selon l'espérance de vie congolaise. Ils squattent le jardin zoologique de la capitale.
Le théâtre d'Angoulême, en France, a vibré, le jeudi 24 mars 2011, au rythme du groupe congolais Staff Benda Bilili.

Un tonnerre a été entendu, le jeudi 24 mars 2011 sur la scène du théâtre d'Angoulême, en France où, près de 3.000 mélomanes ont été éblouis par la Rumba, la ragga, la soul, la funk, un brassage des rues de Kinshasa, a constaté Charente Libre.
Cris déchirants, danses jubilatoires. Visages hilares. La sueur roule sur la peau des festivaliers. Le soleil leur sourit de tous ses rayons. Les regards éberlués sont rivés sur la scène des Eurockéennes de Belfort. La cocaïne du public ne s'appelle pas Black Eyed Peas ou Franz Ferdinand, mais Ricky, Coco, Théo et Djunana.
Huit musiciens congolais qui se tortillent d'envie, comme pour s'échapper du carcan de fer qui les immobilise. Des tricycles bidouillés en fauteuils roulants, des béquilles chancelantes. Les ravages de la polio sur leur corps. Un handicap dont ils se fichent. Leur nom: «Staff Benda Bilili», en lingala, le dialecte majoritaire du Congo. «Regarde au-delà des apparences» en français.
Une pluie d'applaudissements diluviens s'abat sur la scène. Les 3.000 mélomanes en redemandent. Dix fois plus de têtes dodelinant qu'au début du set. Staff Benda Bilili s'est repu de sa première scène au-delà de la Méditerranée.
Depuis le lancement de leur carrière en juillet 2010, la valse des scènes européennes les étourdit. L'ouragan médiatique souffle si fort qu'ils n'accordent plus d'interviews.
Les Congolais maîtrisent les grands écarts: des rues de Kinshasa aux loges des salles de concert, de la musique bidouillée dans la rue aux studios d'enregistrement, de la misère au succès. Après le concert du théâtre d'Angoulême à guichets fermés, il y a trois ans encore ils n'avaient jamais franchi les frontières de la République démocratique du Congo.

La carrière s'envole
Leur quotidien c'était la rue, les cartons contre le froid, la vente de cigarettes à la sauvette. Leur rôle de pères la sagesse pour les gamins orphelins. Ils ont tous dépassé la quarantaine; plus qu'une dizaine d'années à vivre selon l'espérance de vie congolaise. Ils squattent le jardin zoologique de la capitale.
Les coassements des crapauds englués dans les flaques de boues en guise de fond sonore. Heureusement il y a la musique. Il y a surtout la musique. Celle qui sort des tripes. Du fond de l'âme. Soul, funk, rumba, ragga. Dégraissée de toute influence.
Ricky, un des chanteurs, se plaît à rappeler qu'il ne connaît que deux musiciens: James Brown et Michael Jackson. Guitares désaccordées et boîtes de conserves en guise de percussions, l'orchestre de bric et de broc est tout sauf en toc. Ils chantent la rue, la corruption, la maladie, l'espoir. Un espoir qui se matérialise en 2004, quand ils rencontrent deux Français venus tourner un documentaire. Des liens se tissent. Et Roger apparaît. Un gamin à peine majeur, scotché à son satongé, un instrument fabriqué d'une brique de lait et d'un fil tendu sur une branche courbée. Il en arrache des riffs nerveux.
L'album du staff est sur les rails. Mais après seulement quelques jours de studio, un incendie ravage le centre d'hébergement dans lequel certains musiciens trouvaient refuge. Il faut attendre 2007 pour que l'aventure redémarre. Edition du CD «Très, très fort» en 2009. Lancement du film dans la foulée.
Un documentaire tourné à l'épaule. Des moments furtifs happés par deux petites caméras. Sur les écrans en septembre 2010, il fait un peu plus de 41.000 entrées le jour de sa sortie. Les quelques milliers de curieux des débuts essaiment derrière eux. «Benda Bilili !» est un succès. Leur carrière s'envole




Mpongo Love : inauguration du mausolée en sa mémoire

Le projet de l'érection d'un monument en hommage à cette chanteuse qui a marqué son temps couve depuis le début de l'année 2010. Pour sa matérialisation, les initiateurs du projet, la fille Sandra et son oncle Joseph- Cyrille Mpongo.
La chanteuse disparue le 15 janvier 1990 à l'âge de 34 ans se voit ériger un mausolée au cimetière de Gombe. Le monument a été inauguré dans une ambiance de souvenir le 8 mars, à l'occasion de la journée internationale de la femme.

La journée de la femme a été un moment le mieux choisi pour se souvenir à nouveau de la regrettée chanteuse M'Pongo Love.

C'est le 8 mars dernier que Dolly Makambo Nawezi, bourgmestre de la commune de Gombe, a coupé le ruban symbolique du mausolée érigé à la mémoire de la chanteuse au cimetière de la Gombe.
C'était en présence du frère de l'illustre défunte, Joseph- Cyrille Mpongo, de sa fille Sandra et du député Liévin Lili Lumande. " Elle s'est fait un nom à côté de ceux de Lucie Eyenga, Etisomba Lokindji et d'Abeti Masikini. Mpongo Love nous laisse le modèle d'une femme déterminée qui a bravé son handicap physique pour faire valoir son talent de chanteuse professionnelle pour égayer les foules...Son talent, sa bravoure, sa détermination, sa réussite...sont dignes d'inspiration pour la femme congolaise d'aujourd'hui ", s'est exprimé Dolly Makambo.

Le projet de l'érection d'un monument en hommage à cette chanteuse qui a marqué son temps couve depuis le début de l'année 2010.
Pour sa matérialisation, les initiateurs du projet, la fille Sandra et son oncle, ont bénéficié du soutien du député Lumande et du président de l'Assemblée national, Evariste Boshab.
Cette manifestation a également été l'occasion de rappeler la mémoire de cette femme qui s'est affirmée par la chanson, malgré son handicap.

Née en 1956 à Boma dans le Bas-Congo, Mpongo Love, de son vrai nom Aimée Françoise Mpongo Landu, a, à l'âge de quatre ans reçu une malencontreuse piqûre de la pénicilline qui a paralysé ses membres inférieurs. En 1961, elle perd son père, officier militaire, assassiné.
En 1962, au bout de deux ans de soins, elle retrouve l'usage de ses deux jambes, mais malheureusement, elle en conserve une légère malformation. Elève, c'est à l'école Notre-Dame de Boma qu'elle s'initie au chant à la chorale.

Sa Carriere…
Ancienne secrétaire de direction dans la firme Districars de feu Dokolo, spécialisé dans la vente des véhicules Mazda, puis s'engage dans la musique.
Parmi les personnes qui l'influence, on cite Empompo, alors saxophoniste de Rochereau Tabu Ley qui devient son encadreur.
Ensemble, ils fondent l'orchestre Tcheke Tcheke Love. Empompo recrute des musiciens et compose des morceaux pour Mpongo qui, à 19 ans, se fait appeler Mpongo " Love ", traduction anglaise de son prénom " Aimée ". La chanson "Pas possible Maty " lance véritablement sa carrière en 1976.
Le succès est immédiat, grâce à Deyess Empompo Loway. Produit par Radio-Télé-Publicité, la Rtp (un service de l'Office Zaïrois de radiodiffusion et télévision « Ozrt »), son premier concert a lieu au l'ex-Ciné Palladium avec le Tout Choc Zaïko Langa Langa.
A partir de 1977, Mpongo Love est accompagnée par l'orchestre "Les Ya Tupa's " avec Ray Lema, Alfred Nzimbi, Pépé Manuaku, Bopol Mansiamina, Bony Mbikayi, Kapela et Bastia Nama.
Elle apparaît sur la scène musicale et chante des textes de grands auteurs et compositeurs zaïrois de l'époque, entre autres, Freddy Mayaula Mayoni, Simaro Lutumba et Souzy Kaseya.
Ces derniers prêtent main forte à Empompo pour la formation, l'encadrement et la propulsion définitive de Mpongo Love. Elle se met à composer ses propres morceaux et multiplient les arrangements.
Mpongo Love largue plusieurs chansons à succès, notamment "Ndaya" (de Mayaula, qui évoque la polygamie) qui fait scandale, mais connaît un grand succès auprès du public kinois ; la sortie de "Kapwepwe", " Motayo ", "Marketing International ", " Koba ", " Monama ", " Mudizo ", marque la consécration de la chanteuse. Elle effectue sa première tournée en Ouganda, en République Centreafricaine, au Congo-Brazzaville et en Afrique de l'Ouest.

Elle fait partie de la délégation congolaise au Festival des arts et cultures nègres " Festac' 77 ", à Ikeja, dans la banlieue de Lagos au Nigeria.
L'orchestre national du Zaïre à ce festival est composé de Luambo Makiadi, Josky Kiambukuta, Mpongo Love, Ndombe Opetun, Youlou Mabiala, Checain Lola, Michel Boyibanda, à la guitare solo; Luambo et Michelino Mavatiku, à la guitare rythmique; Simaro Lutumba, à la guitare basse; Decca et Flavien Makabi, à la batterie : Pajos et au tumba : Depuissant et Desoin.

En 1977, elle se lance des diatribes avec Abeti Masikini. Les chansons " Bilanda landa " d'Abeti et sa chanson " Koba " s'entrechoquent. Un antagonisme naît entre les deux chanteuses.
C'est à la Télévision nationale qu'elles se réconcilient sur initiative du chroniqueur Kalonji Ngoy. En 1980, elle quitte Empompo qui encadre une nouvelle chanteuse, Vonga Aye.

Mpongo Love produit ses chansons sous le label Love's Music et se rend à Abidjan. Elle se retrouve à Paris et sort l'opus " L'Afrique danse avec Mpongo Love " aux éditions African Music. Aux éditions Safari Ambiance, grâce à Souzy Kaseya, elle sort l'album " Vivre avec toi " avec " Yoko " comme titre phare et d'autres tubes tels que " Rebe ", etc.

Elle enregistre toujours à Paris aux éditions Mélodie, l'album " Partager" avec Bopol Mansiamina. D'autres chansons suivent dont " Ba nkake " du professeur Oscar Diabanza, "Masikini ", qui évoque le divorce, " Trahison ", et " Femme commerçante " qui aborde la mauvaise compagnie et loue la bravoure de la femme ; " Fétiche Mpongo " est dédiée à sa mère. Après Paris, elle s'installe au Gabon.

C'est à partir de Libreville qu'elle tombe malade avant d'être rapatriée à Kinshasa et internée aux Cliniques universitaires.

Le 15 janvier 1990, à 34 ans, Mpongo s'éteint, à fleur d'âge, quelques jours avant son premier encadreur Empompo Loway.






L’hommage de Kaurismaki à Miriam Makeba

Cinéma « Mama Africa » était présenté dimanche à la Berlinale Berlin.
Le Soir
15/02/2011



Cette année, à la Berlinale, c’est dans les sections parallèles du festival, que l’on trouve souvent les plus belles perles. Dimanche soir, le film belge de Michaël Roskam, Rundksop (vendu ici sous le titre Bullhead), a fait sensation, et Matthias Schoenaerts passait hier son temps à honorer des demandes d’interviews. Ce film pourrait bien changer sa vie d’acteur. Nous y reviendrons.

Ce week-end, la section Panorama de Berlin rendait un merveilleux hommage à Miriam Makeba, disparue en 2008. La première mondiale du film, présenté à deux pas d’Alexander Platz, a suscité une incroyable pagaille, chacun se battant littéralement afin de décrocher un billet pour la projection. Dans Mama Africa, le réalisateur finlandais Mika Kaurismaki filme la grande chanteuse sud-africaine, en donnant une large part à ses apparitions publiques (dont celles de ses débuts, irrésistibles), aux témoignages de proches et aux contributions d’artistes noirs.

« Pata pata », ça ne veut rien dire !
On connaît de Miriam Makeba son tube international, Pata Pata, avec son tonique hymne à la joie. La chanteuse avoue, pourtant, ne pas l’aimer. « C’est une chanson qui ne veut rien dire, dit- elle en allumant un beau sourire. Une chanson qui parle d’une danse, le pata pata. Tant qu’à faire, j’aurais préféré que l’on retienne autre chose. » Une chanson plus militante, par exemple.

La vie de Makeba commence comme une tragédie. Sa mère est inculpée pour six mois à sa naissance. Son père meurt alors qu’elle n’a que cinq ans. Et en 1947, c’est le début du règne de l’apartheid. Miriam fait des petits boulots. Chante. Se découvre une voix. Et décide de s’en servir afin de dénoncer le régime sud-africain. Son apparition dans le film Come back, Africa la contraint à quitter son pays. Aux Etats-Unis, Harry Belafonte lui tend les bras. Le succès est au rendez-vous. En 1963, elle se sert de ce succès pour prendre la parole au siège des Nations unies, en demandant le boycott du régime de l’apartheid. Lorsqu’en 1969, elle épouse Stokeley Carmichael, le leader des Black Panthers, le FBI s’en mêle et ses tournées sont annulées l’une après l’autre. Quarante ans plus tard, son petit-fils témoigne devant la caméra de Kaurismaki. Son prénom ? Nelson Lumumba !

Toujours très aimée du peuple africain, dont elle est la reine de cœur, Miriam Makeba avait souvent le sens de la formule. L’une d’entre elles a fait hurler de rire le public berlinois : « La différence entre les Sud-Africains et les Américains est mince : les Sud-Africains acceptent qui ils sont ! »



Saint Valentin : plusieurs concerts annoncés à Kinshasa 
Digital Congo
14/02/2011

A l’ occasion de la fête, de petits ensembles musicaux vont sans doute profiter de l’événement pour se produire au grand plaisir de leurs fanatiques. C’est le cas de l’orchestre Sélection Kibinda de la commune de Kintambo qui donnera un concert le lundi 14 févrrier 2011 au bar chez lés Amis de Fleury. La fête des amoureux ou Saint valentin, sera célébrée ce lundi 14 février. Tradition oblige, les musiciens de la Rd Congo ont habitué leurs fanatiques aux spectacles aux couleurs des amoureux.

Koffi Olomide, le patron de l’orchestre Quartier Latin annonce déjà sa grande production « Saint valentin » au salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa.

Tandis que Blaise Bula, l’actuel président de l’Umuco (Union des musiciens congolais), va se produire au Café de la Halle.

D’autres affiches des célébrités de la chanson congolaise se font encore attendre. Mais comme le jour de la Saint Valentin tombe un lundi, certains artistes ont préféré se produire le dimanche 13 février.

C’est le cas de la chanteuse Fifi Santima qui donnera un concert au rythme de la Saint Valentin. Cette jeune artiste s’est révélée au public à travers son nouveau style que les mélomanes auront à savourer sans en ressentir le moindre arrière goût.
On peut citer, à titre illustratif, des chansons qui ont émerveillé le public dans son dernier album. En occurrence « Sixième chanter », « Bébé goût » et autres.

Koffi Olomide est en train de préparer un album intitulé « Abracadabrant » qui ne manquera certainement pas d’électriser ses fanatiques avec quelques titrés de son œuvre en chantier. Ce tube pourrait sortir sur le marché du disque, a annoncé son auteur, au courant de cette année.

Blaise Bula par contre est très attendu par son public. La raison est simple. L’artiste avait réussi à immortaliser la Saint valentin à travers une belle chanson qui parle de l’événement. C’est qui constitue le point fort de l’ancien musicien de Wenge Musica formule originale.

Au-delà des productions musicales, des magasins boutiques, restaurants et autres night-club seront inondés des amoureux qui viendront le jour de la saint valentin soit pour acheter des fleurs habits ou autres cadeaux pour offrir à sa partenaire ou encore se régaler.





« Le Millionnaire », ce long play, quelques extraits des clips distillés sur certaines chaînes de télévision

Digital Congo
04/02/2011


De l’avis des observateurs avertis, c’est une oeuvre de bonne facture que les mélomanes vont, enfin, découvrir dans les bacs, incessamment, après plusieurs mois de patience.« Le Millionnaire », tel sera le titre phare de l’album que le prince de la rumba congolaise, avec le concours de son orchestre, « Rive droite Kiass K » compte sortir bientôt. Cela vient de prendre, tout ou plus, trois années à Karma Pa pour préparer son quatrième album. C’est signe d’un travail assidu qui a pris un long temps pour être bien fait.

De l’avis des observateurs avertis, c’est une oeuvre de bonne facture que les mélomanes vont, enfin, découvrir dans les bacs, incessamment, après plusieurs mois de patience.

Et pour donner au public une idée sur « Le Millionnaire », ce long play, quelques extraits des clips sont distillés, depuis le début de ce mois de janvier 2011, sur certaines chaînes de la place à titre purement promotionnel.

Dans l’entre-temps, le groupe cher au prince de la rumba congolaise est en séances de répétition les mardis et jeudi à l’espace « Deux Paillotes », au quartier Petro Congo, dans la commune de Masina.





Paul Balenza bientôt sur le marché avec
« Louez -louez »


Pour son nouvel album « Louez Louez », il a indiqué que dans une semaine, les affiches pour sa promotion seront a Kinshasa tandis que la sortie sur le marché du disque des supports traditionnels est prévue pour mi-mars 2011.La musique religieuse se fait de plus en plus dynamique. Les artistes musiciens qui ont choisi ce créneau se montrent plus prolifiques et pleins d’nspiration en arrosant à tous les coups le marché du disque avec des œuvres d’adoration, de louange et autres cantiques qui accrochent et confèrent à leurs auteurs une certaine notoriété publique sans faille.

C’est le cas de Paul Balenza qui vient une fois de plus d’annoncer son très prochain album qui s’intitule Louez-louez.

Ce sera une façon, a annoncé Balenza, de marquer dans le domaine de la musique chrétienne l’ère du Cinquantenaire fête dernièrement en RD-Congo.

L’album « Louez-louez » de Paul Balenza contient six chansons dont une dédiée à la RD-Congo.

Balenza se veut ainsi un patriote convaincu aux potentialités multiples. L’auteur annonce une série des productions scéniques, notamment au GHK en featuring avec les autres membres de la corporation.

En plus, a-t-il révélé, il va bientôt entreprendre un voyage à l’extérieur du pays pour bien peaufiner une compilation de toutes ses œuvres déjà sorties sur le marché.

Pour son nouvel album « Louez Louez », il a indiqué que dans une semaine, les affiches pour sa promotion seront a Kinshasa tandis que la sortie sur le marché du disque des supports traditionnels est prévue pour mi-mars 2011



La Rdc se mobilise pour la Nuit africaine de Paris

01/02/2011
Digital Congo 

Les nôtres auront fort à faire pour défendre notre patrimoine artistique face à des Brazzavillois, Camerounais, Maliens, Sénégalais, Gabonais, Ivoiriens et Mauriciens. La liste des vedettes invitées reprend 17 noms sélectionnés sur les critères de qualité, notarié et harmonie à donner au plateau.Trois artistes (Jessy Matador, Fally Ipupa et Werrason) et un présentateur (Zacharie Bababaswe) sont retenus au milieu de 150 artistes africains pour l’événement « Nuit africaine » du 11 juin 2011 à Paris.

A Kinshasa, le journaliste Bababaswe a réuni plus de 60 Journalistes et chroniqueurs de musique pour préparer cette soirée inédite, l’idée-force de cette réunion était de mobiliser toute la nation congolaise autour de ses représentants.

Car les nôtres auront fort à faire pour défendre notre patrimoine artistique face à des Brazzavillois, Camerounais, Maliens, Sénégalais, Gabonais, Ivoiriens et Mauriciens.

La liste des vedettes invitées reprend 17 noms sélectionnés sur les critères de qualité, notarié et harmonie à donner au plateau.

Les organisateurs qui précisent que la liste n’est pas définitivement close ont retenu Alpha Blondy, Manu Dibango, Coumba Gawlo, Fally Ipupa, Magic System, Jessy Matador, Meiway, Mokobe, Negro pou la vi, Passy, Patience Dabany, Mory Kante, Maaba Maal, Petit pays, Oumou Sangara et Werrason.

Gawlo, Fally Ipupa, Magic System, Jessy Matador, Melway, Mokobe, Negro pou la vi, Passy, Patience Dabany, Mary Kante, Maaba Maal, Petit pays, Oumou Sangara et Werrason. Comme on peut le comprendre aisément, c’est un honneur pour la Rdc de voir ses disciples d’Orphée cites en si belle compagnie.

Cet honneur doit pourtant être sauvegardé devant les 69.000 spectateurs attendus pour un spectacle de 5 heures au stade de France. Car, outre les musiciens, il y aura deux maîtres de cérémonie: le comédien Phil Darwin et le journaliste congolais Zacharie Bababaswe.

Ce dernier demandera ainsi à ses confrères de s’impliquer pour une excellente participation. Concrètement, « Zaccle » demande un coachage efficace et pour le présentateur et pour les artistes. Les hommes et femmes de médias devront ainsi réfléchir à tous les aspects du spectacle et en discuter avec les concernés avant pour envol pour Pa­ris.

A l’issue, des échanges de deux heures environ, les pressmen ont constitués deux commissions la commission communication et marketing ainsi que la commission artistique. Le chroniqueur Yves Abdallah de la Rtga coordonner les travaux de tout ce beau monde.

Mayonde Kolongo/La République



Gloires du passé : Antoine Wendo et "Marie-Louise"
parThéophile Ayimpamle
28/01/2011
Le Climat Tempéré
Une chanson éditée en 1957, par la firme « Ngoma » et qui valut à son auteur de sérieux ennuis avec la Police coloniale. En 1957, le « monde politique congolais », était en ébullition. Dans le contexte de revendications, de suspicions et d’agitation des esprits de l’époque, la chanson : « Ata ndele, mokili ekobaluka », fut interprétée comme étant une incitation à la révolte et, donc, une atteinte à la sécurité de l’Etat. Et c’est pourquoi, sa diffusion à la radio et son exécution publique, furent interdites. Adou Elenga, l’auteur de la chanson, fut longuement interrogé par la « Police des idées ». Il passa même quelques jours à la prison de Makala.
La chanson « Marie-Louise » d’Antoine Wendo, est antérieure aux tensions politiques de 1957. Elle date de 1952. A cette date, la capitale du Congo belge est installée à Kinshasa depuis 20 ans. Venant de Boma, le gouverneur général prend officiellement possession de sa résidence et de ses bureaux, le 1er janvier 1930. Avec cette date, était né « l’esprit kinois ». Un esprit « distingué », « frimeur », « mythique », « suffisant », « influent », « bouillant », « turbulent ». Un esprit de « fascination » !
L’esprit bomatracien, était un « esprit fermé ». Lorsque la capitale était à Boma (1886-1929), les Bomatraciens disaient : « Bana Boma : pas deux », c'est-à-dire le « Bomatracien » est unique en son genre. L’esprit kinois, au contraire, est un « esprit d’ouverture », de « solidarité », de « convivialité ». Il dit : « Amicale Lipopo, lisanga ya bana Lipopo nionso ya Congo », c'est-à-dire le « Kinois » est l’échantillon des populations de tous les coins du Congo.

Edouard Lutula, dit Edo Clari, est on ne peut plus clair. Il dit :

Bana Lipopo na bana Kisangani
Equatele Mambenga, mboka Kasaï
Tosangana elongo
Tosimbana elongo
Tobongisa mboka oyo ya biso e…
Bibende ya Katanga, bibende ya Congo
Nalie mbala ya Kivu, mbala ya Congo
Bikwanga ya Madimba, bikwanga ya Congo
Mayi ya Mongala, mayi ya Congo
Mboka mobimba nionso, se mboka Congo.

Traduisez :

Kinois et Boyomais
Equatoriens et Kasaïens
Unissons-nous
Donnons-nous la main d’association
Au travail pour le développement du pays.
Les minerais du Katanga appartiennent au Congo.
Les pommes de terre du Kivu sont pour le Congo.
La chikwangue de Madimba appartient au Congo.
L’eau du fleuve est pour le Congo.
Toute l’étendue du territoire national, c’est le Congo.

Antoine Wendo n’est pas un natif de Kinshasa. Il a suivi sa tante maternelle, venant de Kutu (Bandundu) où il était né vers 1925. Pour arriver à Kinshasa, il s’engage comme manœuvre à bord d’un bateau de l’OTRACO (ONATRA). Il a un talent exceptionnel : celui du griot qui égaie les fêtes villageoises. Il chante à bord de son bateau pour réchauffer les cœurs qui sont fatigués par la durée du voyage.
Quand il est arrive à port, à Kinshasa, il sillonne les bars les plus célèbres de l’époque, pour communiquer sa joie à ceux qui sont tristes, et aider ceux qui sont engourdis par la fatigue du travail, à retrouver de la souplesse en esquissant des pas de danse sur les pistes des bars où il se produit. Antoine Wendo débute sa carrière officielle de musicien dans l’ensemble « Victoria Kin », pendant la seconde guerre mondiale (1940-1945).
Il enregistre d’abord chez la firme Olympia. Puis, en 1947, il entre à la firme « Ngoma » où il fera le reste de sa carrière. Ses chansons connaissent des succès notables quand en 1952, il atteint le sommet de la gloire avec la chanson : « Marie-Louise ». En fait, « Marie-Louise » demeurera « la chanson d’Antoine Wendo », celle qu’il va réenregistrer à maintes reprises. Elle est dédiée à une jeune fille très belle, Marie-Louise Bulumbu, sœur aînée du chanteur Victor Longomba Besange dit Vicky.
Marie-Louise Bulumbu est très charmante, très élégante, très envoûtante. Comme toutes les jeunes filles de son âge – elle devait avoir 18 ans à l’époque – elle fait courir les hommes derrière elle, dont Antoine Wendo. Comment gagner la bataille contre ses concurrents ? Antoine Wendo lui dédie cette chanson. Les paroles de la chanson ne sont pas extraordinaires.
C’est un sonnet à Marie-Louise dans le genre de ceux que les Kinois étaient habitués à entendre. Mais ce qui la distinguait, c’est deux choses. La première : le poème a l’allure d’une véritable idylle entre le poète et sa muse. La deuxième : le rythme très chatouillant et très rêveur, créé par le duo des voix d’Antoine Wendo et d’Henri Bowane, son ami.
A force d’être diffusée à la radio et exécutée dans les bars et autres lieux publics, la chanson « Marie-Louise », commence à répandre de fausses rumeurs. Des esprits riches en imagination, colportent des bruits selon lesquels Marie-Louise est une « sirène » qui apparait de jour et de nuit à certaines personnes, tantôt à Barumbu, tantôt à Kintambo, tantôt à Kingabwa. Mais personne n’arrive à dire avec certitude ce que Marie-Louise disait à ceux auxquels elle apparaissait.
Et comme toujours dans ce genre de situation, de plus en plus de personnes commencent à croire à ces bruits incontrôlés et incontrôlables. Or, une telle naïveté populaire est « dangereuse » pour les missions chrétiennes dont l’une des tâches était justement de « soustraire » ceux qu’elles baptisaient aux croyances négatives et rétrogrades de leurs ancêtres. Les milieux missionnaires, en particulier le très influent père Raphaël de la Kéthule, se jettent à corps perdu dans la bataille pour obtenir l’interdiction de diffusion à la radio et d’exécution publique de la chanson : « Marie-Louise ».
Mis au courant de ce qui se tramait, Niko Jeremimidis, le patron de la firme « Ngoma », fait fuir Wendo à Kisangani, en attendant de voir passer la vague. La chanson est effectivement interdite de diffusion à la radio et d’exécution dans les bars et autres lieux publics. Mais Antoine Wendo ne subit pas les foudres de l’excommunication. Sa renommée comme vedette de premier plan de la chanson congolaise devient incontestée et incontestable.
Les avocats de la firme « Ngoma », pour leur part, intentent un procès aux pouvoirs publics et réclament de fortes sommes d’argent pour les dommages causés à leur client. En effet, selon les avocats, la chanson « Marie-Louise » n’a rien d’immorale et ne trouble pas l’ordre et la sécurité publics. Après trois mois de procès, la mesure est levée. Antoine Wendo peut revenir à Kinshasa en « héros » et en « roi de la chanson » (mokonzi ya nzembo).
Une belle occasion pour Niko Jeremimidis de faire voyager, à plusieurs reprises Antoine Wendo à l’intérieur du Congo et en Afrique centrale et occidentale, pour mieux faire connaitre l’homme et ses œuvres. Les applaudissements, les honneurs et la gloire qu’il récolte auprès du public sont à la mesure de sa taille, de sa place et de son rôle dans l’histoire de la musique congolaise moderne.
Les orchestres et les musiciens qui débutent leur carrière après 1952, et auxquels les « anciens » ont raconté cette histoire, inviteront régulièrement Antoine Wendo à leurs concerts, pour leur chanter : « Marie-Louise ». Un véritable phénomène. Et le « M’Zee » mettra à profit de telles occasions pour démontrer que la voix chaude, énergique, incantatoire, majestueuse de ce chanteur atypique est demeuré intacte, originale, authentique.
Antoine Wendo est décédé le 28 juillet 2007, à Kinshasa, « rassasié » de jours. Les vedettes de la chanson congolaise – anciennes et jeunes, de Kinshasa et de Brazzaville – sont venues rendre un hommage mérité au « patriarche » de la musique congolaise.
Deux années plus tard, en juillet 2009, Paul Mwanga, une ancienne vedette de la chanson congolaise contemporaine d’Antoine Wendo, nous assurait au cours d’un entretien, que Marie-Louise Bulumbu était toujours en vie. Il l’avait rencontrée lors des funérailles de Louis Mombila Ngelebeya dite « Kanzaku », ancienne animatrice des émissions « Bakolo miziki » et « Tango ya ba Wendo » de la RTNC.
Cette « Kanzaku », elle-même ancienne vedette de la mode et de l’élégance, décédée le 28 mai 2009, était une « Kinoise authentique », née à Kinshasa, le 13 juin 1930. Depuis 1960, date de son entrée à la RTNC, sa résidence était devenue une sorte de « salon des vedettes » : vedettes de la chanson, vedettes de la beauté, de la mode et de l’élégance. Tout ce monde courait chez « Kanzaku » pour solliciter la faveur de passer dans une des émissions de la RTNC.
Aux funérailles de maman « Kanzaku » donc, les Kinois et les Kinoises de son âge, les vedettes de la beauté, de la mode et de l’élégance, et les vedettes de la chanson – de 1940 à 1970 – sont venues rendre un hommage mérité à celle qui, à travers ses émissions et ses relations avec d’autres producteurs et animateurs des émissions musicales, avait contribué à perpétuer leurs noms et leur réputation dans la mémoire collective.
C’est pourquoi Paul Mwanga nous a assuré qu’il avait rencontré Marie-Louise Bulumbu aux funérailles de maman « Kanzaku » en juin 2009. Seulement voilà : en 2009, Marie-Louise Bulumbu devrait avoir plus ou moins 75 ans. A cet âge là, l’ancienne « sirène » n’avait plus le charme nécessaire pour « séduire » les hommes, pour « frapper » les regards. La vie est ainsi faite ; l’histoire aussi !



AVANT D'OUVRIR UNE VIDEO, N'OUBLIEZ PAS D'ARRÊTER LA MUSIQUE DU BLOG DANS LE GADGET MUSICAL (COLONNE DE DROITE). MERCI.


Papa Wemba revisite la rumba congolaise à travers « Notre Père » 
Le Climat Tempéré
22/01/2011
Autre caractéristique de cet album, Vieux Bokul a attiré des chanteuses, qui d’habitude évoluent dans des styles complètement différents : Nathalie Makoma a réussi un coup de maître, Nash s’est déchaînée dans un rythme mêlant Coupé Décalé et Rap, tandis qu’Ophélie Winter y a posé son lot d’envolées lyriques.

Sorti un an après la célébration de son soixantième anniversaire et de ses 40 ans de carrière musicale, l’album « Notre Père » est une sorte de patchwork de rythmes allant de la rumba congolaise à la salsa, en passant par le RNB, le rap, le coupé décalé, la world music jusqu’au folklore du terroir.
Pour la réalisation de cette mosaïque de rythmes, Papa Wemba a fait recours à ses vieux complices Souzy Kaseya et Sec Bidens sans délaisser les talents de la jeune génération comme Ramazani, Yvon Mumpala et l’étoile montante de la musique congolaise Olivier Tshimanga, sans oublier les renforts arrivés de l’extérieur de la RDC : Yves Ndjock et Freddy Assobo.
Dans la chanson « Six millions ya ba soucis » composée dans la tradition de la rumba originelle, Nathalie Makoma fait des répliques avec de petites touches RNB à Papa Wemba et les deux voix se mélangent ensuite harmonieusement.
Quant à « Ziguida », il revisite la musique congolaise des années 40 et 50 dans un rythme électroacoustique avec des inflexions Odemba ponctuées des envolées du saxo de l’homme aux poumons d’acier, Verckys Kiamwangana.
Toujours dans la lignée de la rumba Odemba, dans « Mima », Papa Wemba reprend les passages de « Mwambé » de Johnny Bokelo Isenge, sortie en 5 versions et un titre de Franco.
Dans « Sapologie », il réussit à faire la fusion entre la rumba congolaise, le Rap et le Coupé Décalé avec la chanteuse Nash qui se distingue avec sa voie puissante.

Pour dire que musique rime avec fringues.

Se ressourçant au folklore tetela de son terroir dans « Kema Fumbe », Papa Wemba clame tout haut son indépendance d’esprit et sa liberté d’expression.
Prospectant les rythmes des Caraïbes dans « L’As de mon coeur », Papa Wemba se livre à la sensualité de la salsa mélangée à la rumba congolaise sous le doigté d’Olivier Tshimanga.
Dans le registre purement world music, Papa Wemba a préféré un featuring avec la star internationale, Ophélie Winter dans la reprise de la chanson « Ye te oh !’ ».
Qui a dit que la rumba ne fait pas bon ménage avec la pop ? Dans « Thermomètre », c’est le retour à la rumba congolaise pure avec des mélodies suaves et berçantes où il démontre son talent vocal.
À travers « Kebo », Papa Wemba a réussi à faire la jonction entre la vieille garde des années 40 et 50 avec la nouvelle génération des années 2000. Des mélodies langoureuses accompagnées par l’accordéon, hommage à Camille Ferruzi, aux rythmes endiablés des atalakus.
Dans « Philosophie ya la vie », Le Kuru invite les gens au travail. Il en appelle également à la prudence car la vie des hommes est faite des hauts et des bas.

Une vraie leçon de la vie

Faisant allusion à son séjour en prison dans « Mitard, » le chanteur souligne que la vie, pendant ce temps, a continué et poursuivi son cours à l’extérieur : l’ambiance, la sape, les amours... Il rend, à la même occasion, hommage à quelques sapeurs et fustige les faux qui pèchent par défaut d’harmonie, d’élégance ou de goût.
Un grand hommage à Francis Adrien Mombele le Ngatshié alias Stervos Niarcos qu’il qualifie de pape de la sape ou religion kitendi.
Enfin, un clin d’œil et un encouragement à son ami de longue date Evoloko Joker pour ses moments d’incarcération : « Lubwaku baninga tour à tour » c’est-à-dire « à chacun son tour ».
Dans « Rideau blanc », Papa Wemba dénonce le manque de reconnaissance de la part de certaines personnes qui, une fois accédées à des situations confortables, oublient les amis. Wemba offre à ses mélomanes une œuvre riche et variée qui résume une carrière musicale de plus de 40 ans.

Herman Bangi Bayo/AEM/MMC









John William, une voix engagée
L'interprète de la Chanson de Lara est mort
Paris
10/01/2011 - RFI


Né en Côte d’Ivoire, John William vient de s’éteindre à l’âge de 88 ans après avoir été le premier artiste français à chanter les souffrances des Noirs américains.

Avec la mort de John William, c’est à la fois un symbole qui disparaît et une destinée extraordinaire qui s’achève. A 88 ans, le chanteur français d’origine ivoirienne laisse le souvenir de tubes émouvants mais aussi celui du premier Noir de la chanson française – même si, dans les faits, son père était blanc.

Avant qu’il chante sa première note devant un micro, sa vie est déjà un roman effroyable et héroïque. Ernest Armand Huss naîit en 1922 en Côte d’Ivoire, fils d’un colon alsacien et d’une Ivoirienne. A dix-huit mois, il est retiré à sa mère puis, à huit ans, envoyé chez une cousine dans un petit village en France. Il a dix-sept ans quand il entre comme ouvrier ajusteur aux usines Renault de Billancourt (où il sera employé en même temps qu’un autre futur chanteur, Georges Brassens). Réquisitionné dans une usine de matériel militaire travaillant pour les Allemands à Montluçon, il est mêlé à un sabotage réalisé par des agents de la Résistance. Arrêté et torturé par la Gestapo, il est déporté en mars 1944 au camp de concentration de Neuengamme. Il doit à ses compétences techniques d’être envoyé dans une usine d’armement où il travaille jusqu’à l’effondrement de l’Allemagne nazie.
De retour à Paris au printemps 1945, il retrouve brièvement son père, qui meurt peu après, quelques années seulement après la disparition de sa mère, emportée par la rougeole. Il n’est pas question pour lui de retourner à l’usine. En déportation, il a trouvé un réconfort immense dans la foi chrétienne et dans le plaisir de chanter pour ses camarades de captivité.

Il devient John William, profitant de la vogue du jazz dans la France libérée pour se produire dans les cabarets avec un répertoire de chansons américaines. Peu à peu, il fait son chemin dans le métier, devenant le passeur de répertoires, d’idées et même de réalités des Etats-Unis, comme avec Je suis un nègre, pour lequel il reçoit le Grand prix d’interprétation du festival de Deauville : "Je n’ai pas de métier et dans la ville/Je traîne mes long pieds las et dociles/J’ai trouvé le métro mais pas de p’tit boulot/Je suis un nègre".

Il aligne les succès jusqu’au début des années 70 : Le Voyageur sans étoile, La Chanson de Lara, Si toi aussi tu m’abandonnes, All Man River, Mon île au soleil, Vaya Con Dios, Day O… Adaptant gospels et negro spirituals en français ou en interprétant les génériques de films à succès, il compte à la fois parmi les quelques artistes qui, en France, témoignent avec force de leur foi chrétienne et parmi les plus efficaces propagandistes de la cause de l’antiracisme.
Outre le reflux du grand music hall à la Yves Montand (avec qui il a une certaine parenté vocale, l’accent en moins), John William souffre paradoxalement de l’intérêt des nouvelles générations pour des artistes noirs américains, intérêt pour les versions originales qui rend moins utile son rôle de chanteur militant. Mais il chante jusqu’à l’aube de sa vieillesse : en 2005, il achève sa tournée d’adieux en Martinique. Et, pour des millions de francophones, il restera la première voix à avoir chanté la cause des Noirs.






Après son succès à la soirée MAMAs : Fally Ipupa s’apprête à affronter le Zénith de Paris.
par Patrick Nzazi
22/12/2010
Le Climat Tempéré

Avant la production du Zénith de Paris, Fally Ipupa se produira ce 28 décembre dans une salle sénégalaise. Il estime que sa production au Zénith de Paris sera une occasion de fêter le nouvel an avec ses nombreux fans de la diaspora.
Sauf changement de dernière minute, c’est aujourd’hui mardi que Fally Ipupa regagnera la capitale congolaise pour un bref séjour, puis il s’envolera avec ses poulains afin de se produire dans la salle parisienne. Sûrement à Kinshasa, ce chanteur sera honoré par ses admirateurs.
Par ailleurs, à la MTV Africa Music Awards, Fally était nominé dans 4 catégories et il a fini par remporter deux trophées (meilleur clip vidéo avec sa chanson Sexy Dance et meilleur musicien francophone) lors de la remise des prix qui s’est tenue dernièrement à Lagos, au Nigeria. Cette grande soirée organisée par la chaîne de télévision américaine MTV et la société de téléphonie mobile Airtel a permis à ce chanteur congolais de représenter valablement le pays.
Outre ces deux trophées, Fally a également remporté un autre trophée qui lui a été décerné toujours à Lagos. C’était lors de la soirée «Sun City», où l’on remet des prix aux meilleurs artistes africains de différentes disciplines. Actuellement Fally est classé parmi les musiciens congolais qui vendent positivement l’image de la musique congolaise sur le plan international.
Un confrère, qui a pris part à cette soirée, nous a révélé que Diccaprio - autre appellation de Fally- était baptisé par la délégation congolaise «El Victoria». Dans une interview accordée à ce confrère, Fally a remercié ses fans et ses proches collaborateurs, ainsi que l’équipe technique qui a pu réaliser le clip de la chanson Sexy Dance.
Ce réalisateur a également produit plusieurs clips, notamment celui de la chanson «Cadenas», un des titres de Fally. Très récemment la chanson «Jim K» du nigérian J. Martins a été également réalisé par la même personne.
Diccaprio invite ses collègues congolais à se mettre au travail en lieu et place de rêver en mal. «Dans la vie, il faut bosser afin de concrétiser ses projets» ajoute-t-il. Son souhait le plus ardent est de voir, dans les prochaines éditions de MAMAs, la participation de plus de trois artistes musiciens congolais qui pourront gagner également des prix, comme c’était le cas avec les artistes d’autres pays




Mbilia Bel envisage de se produire à l’Olympia en 2011
Kinshasa, 29/11/2010
Digital Congo


Confinée dans le simple rôle « d’invitée », cette cantatrice compte enfin refaire surface. Elle va mettre d’ici peu sur le marché du disque l’album « Mbilia Bel the Queen ».
Marie-Claire Mboyo vient de connaître un long passage à vide. Absent sur le marché du disque pendant plusieurs années, Mbilia Bel se contentait de placer sa voix dans les albums de ses collègues.
On l’a vu « dépanner » à plusieurs reprises le poète Lu­tumba. « Liverpool », le jeune frère de Marie- Paul et la chan­teuse Lola Kadogo se sont souvenus d’elle. Naturellement, elle s’est également signalée dans des chansons patriotiques.
Confinée dans le simple rôle « d’invitée », cette cantatrice compte enfin refaire surface. Elle va mettre d’ici peu sur le marché du disque l’album « Mbilia Bel the Queen ».
Ce disque sortira sous le label de « Syllart Production ». Censé être sur le marché le mois prochain, ce disque va contenir une dizaine des titres.
L’intéressée a mis plusieurs années pour réaliser cet al­bum. C’est à la faveur d’une rencontre fortuite avec, cette star de la chanson que Le Phare a eu des bribes d’informations sur la réalisation du disque en question.
Comme fal­lait s’y attendre, des artistes musiciens congolais installés en Europe ont contribué à la réalisation de « Mbilia Bel the Queen ». Il s’agit de Loko Masengo, Popolipo, Mansiamina, Nyboma, Nedu­le . . .
Des artistes sénégalais, angolais..., à l’instar d’Ismaël, ont été également de la partie. Après avoir été mi-fi­gue, mi-raisin dans « Bellis­simo », largue sur le marché du disque, il y a prés de cinq ans, Mbilia va donc tenter de rebondir.
Entre temps, elle envisage de se produire à l’Olympia de Paris l’année prochaine. Des sources proches de cette star ont même avancé le mois d’avril.
Jean-Pierre Nkutu/Le Phare
Mbilia Bel, de son vrai nom Marie-Claire Mboyo Moseka, est une chanteuse congolaise (RDC) célèbre.
Elle débute sa carrière à 17 ans, et quelques années plus tard devient célèbre en se joignant au groupe Afrisa International. Dans les années 1980, elle épouse Tabu Ley Rochereau, pour qui elle chante pendant quelques années. Ils ont une fille ensemble. En 1987, alors que les relations avec son époux se dégradent, elle sort un album solo.





Pepe Kalle, d'hier et d'aujourd'hui
Digital Congo
27/11/2010

Selon notre confrère Mbunga Natoko Ngadiadia, la dimension Universelle de la musique de Pépé Kallé tient à son originalité vocale, à sa richesse thématique, à la diversité des mélodies et à son engouement rythmique.
Dimanche 28 novembre 2010, Pépé Kalle va totaliser 12 ans dans l’au-delà. Sa famille, ses amis et connaissances vont célébrer ce dimanche le douzième anniversaire de celui qu’on appelait « L’Eléphant de la musique congolaise », car à travers ses œuvres, Pépé Kalle est toujours parmi nous. Qui était-il ?
Pépé Kallé, de son vrai nom Jean Kabasele Yampanya wa ba Mulanga, est né à Kinshasa, le 30 novembre 1951 Fils de papa Angbando et de maman Mbula (tous décédés) il est l’aîné d’une famille de 15 enfants dont 8 garçons.
Après ses études primaires à l’école catholique Saint Charles et ensuite à Saint Paul dans la commune de Barumbu, il fait ses humanités à l’institut Saint Raphaël de Limete et à l’Institut d’études sociales de Ngiri-Ngiri.
Deux mois avant l’organisation des examens d’Etat, il abandonne les études pour entamer une carrière musicale.
L’art d’Orphée fera de lui une star de renommée internationale. A sa mort, il laisse une veuve, Pauline Ndekani et une nombreuse progéniture.

Sa carrière musicale
Dès son bas âge, Pépé Kallé savait déjà composer des chansons qu’il cédait à des musiciens célèbres de l’époque. Comme ses œuvres obtenaient un grand succès sur le marché du disque, il décida ensuite d’embrasser la carrière musicale active.
L’année 1966 reste inoubliable pour ses fans, car il intègre le groupe Le Bamboula du soliste Papa Noël. Pépé Kallé évolue aux cotés de Madilu Systems et Bozi Boziana.
Deux ans plus tard, l’éléphant de la musique congolaise crée l’orchestre African Choc dans la commune de Barumbu, le Chanteur Papy Tex en fait également partie.
Un jour, le saxophoniste Michel Sax qui assistait souvent aux répétions de l’African Choc, décide de prendre Pépé Kallé et Papy Tex pour les présenter au Grand Kallé Jeef, patron de l’orchestre African Jazz.
Après avoir écouté les deux Jeunes gens chanter, Grand Kallé Jeef les confie au bon soin du chanteur Kouka Mathieu, aujourd’hui dans l’African Ambiance.
En 1970, Yampanya wa ba Mulanga et Papy Tex franchissent une autre étape de leur carrière en intégrant l’orchestre le Myosotis de la commune de Dendale, aujourd’hui Kasa Vubu.
Au courant de la même année, ce groupe décide de participer au concours de musique des orchestres de jeunes organisé par le guitariste Dewayon Ebengo.
Myosotis remporte le prix de meilleur orchestre. A cette occasion, Pépé Katie épate les musiciens professionnels présents à la cérémonie de proclamation des résultats.
Le drummer de l’Afrisa International, Seskain Molenga, fait alors appel aux talents des deux vedettes pour mieux les encadrer et renforcer l’attaque-chant d’un orchestre qu’il a créé.
L’accompagnateur Lokasa avait aussi recommandé à Seskin Molenga, Dilu Dilumona, chanteur de l’orchestre Révélation de la commune de Kintambo. Des lors, on parle de la naissance du trio « Kadima » (Kabasele, Dilu et Matolu).
Après avoir abattu un travail de titan avec ses poulains, Seskin Molenga conduit son groupe, qu’il a baptisé du nom de Bakuba, au studio mobile Vévé pour l’enregistrement des chansons comme « Nazoki, Na kobelela, Libaku mabe, Kanu, Nazangi tata », etc...
Ces chansons attirent l’attention de Kiamwangana Mateta Verkys, Pdg de l’écurie Vévé et propriétaire du studio mobile du même nom, qui décide de s’occuper également de l’édition, la distribution et la commercialisation de ces œuvres.
Dès leur apparition sur le marché du disque ; ces chansons, récoltent un succès sans précédent. Seskin Molenga voyage par la suite avec l’orchestre Afrisa international pour Paris où ils tiendront en haleine l’exigeant public de la mythique salle de L’Olympia.
Grâce au succès récolté par les chansons cités plus haut, le trio « Kadima » signe un contrat d’édition avec l’écurie Vévé.
Kiamwangana mettra alors à la disposition du trio un équipement de musique pimpant neuf de marque Rangers.
Peu après, se référant à l’existence historique de l’Empire Bakuba, dont on situe de nos jours les limites et les descendants au territoire de Mweka, dans la province du Kasaï-Occidental que le trio « Kadima » décide d’ajouter au nom déjà existant de Bakuba celui d’Empire.
L’Empire Bakuba venait ainsi de renaître, cette fois-ci, dans le domaine musical prêt à occuper les meilleures places de différents hit parades tant nationaux que continentaux durant plus de vingt-cinq ans.
Le trio « Kadima » va organiser son premier concert le 7 mars 1973 au dancing bar Vis-à-vis. Devenu une réalité pour les mélomanes, l’Empire vole de succès en succès durant sa longue carrière l’éléphant de la musique congolaise, Matolu Dode, Dilu Dilumona et leur orchestre sont plusieurs fois plébiscités les meilleurs de l’année.
Le titre de champion d’Afrique et des Caraïbes, décerné à l’Empire Bakuba grâce au succès récolté par l’album « Poum Moun Paka Bougé », consacre l’universalité de la musique de cet orchestre.
Depuis lors, au cours des référendums organises par les chroniqueurs de musique (Acmco) Pépé Kallé ne manque jamais d’obtenir un prix.
Ceci, grâce à ses multiples talents : meilleur chanteur, meilleur auteur compositeur, meilleure chanson et l’Empire Bakuba, meilleur orchestre. Pépé Kallé s’illustre par plusieurs chansons à succès qui contribuent à sa propre renommée et à celle de l’Empire Bakuba sur le plan international, telles que « Nazoki, Zabolo, Poun Moun Paka bougé, Escroquerie Moyibi, Bitoto, Article 15, Divisé par deux, Mbula... » Dans cette dernière chanson, il immortalise sa chère mère.
De son vivant, cet artiste qui pesait plus de 150 Kgs a beaucoup contribué à la promotion de l’Empire Bakuba.
Il évoluait parfois en solo pour soutenir son groupe durant les passages à vide, c’est dans ce cadre qu’il a produit les albums Zabolo, Poun Moun Paka bougé, divisé par deux, Cocktail.
Ce virtuose de la chanson et l’Empire Bakuba comptent parmi les artistes et les orchestres les plus féconds de notre musique.
Selon notre confrère Mbunga Natoko Ngadiadia, la dimension Universelle de la musique de Pépé Kallé tient à son originalité vocale, à sa richesse thématique, à la diversité des mélodies et à son engouement rythmique.
Cette musique qui est appréciée partout dans le monde est sans doute de tous les âges, de toutes les générations (de 7 à 77 ans), sans distinction de races, de tribus, d’ethnies, de langues d’idéologies et de religions.
A travers ses chansons, Pépé Kallé a notamment exalté l’amour de la patrie, les richesses culturelles, les potentialités économiques du pays, le sens du devoir pour la jeunesse, l’esprit de famille, la fidélité dans les relations humaines, la douleur de la séparation et même la mort.
Il faut aussi signaler que l’enfant de maman Mbula fut un grand patriote entièrement mobilisé pour la cause de son pays, comme le prouve notamment sa brillante participation a l'enregistrement des chansons « Mwana mpwo » (Franc congolais) et « Tokufa mpo na ekolo ».
Du côté caractère, malgré sa redoutable force de frappe (il était judoka et boxeur), Pépé Kallé était tempérant, amusant, abordable, accueillant, courageux, débrouillard, humble, serviable, simple, généreux, unificateur, bon encadreur, dragueur de jolies nanas, comme son ami d’enfance et confident Matolu Dode Jean Papy Tex.
Les membres du trio « Kadima » s’aimaient, savaient se supporter et se pardonner mutuellement. La preuve en est que le trio a réussi contre vents et marées à maintenir l’orchestre en activité pendant 26 ans.
Un record dans la musique congolaise où les orchestres sont habitués à se disloquer au fil du temps.
Dans sa vie d’artiste, Pépé Kallé était aussi très reconnaissant à l’égard de ses bienfaiteurs, ses amis et connaissances.
Il a reconnu leurs bienfaits et mérites à travers les chansons où il les a immortalisés comme Likinga, Madi Madimba, Dadou, Mama Leki Ndaya, Mutuallé Saint Paul, Mbula... pour ne citer que celles-là.
Pépé Kallé était très social et répondait favorablement aux appels de tous ceux qui avaient besoin de lui pour l’enregistrement de leurs oeuvres.
Il a chanté avec les musiciens des orchestres Bella-Bella, Lipwa Lipwa, Viva-la-Musica, T.P. Ok Jazz, l’immortel Vévé, Bana Ok, etc.
Il a également accompagné plusieurs vedettes nationales et internationales dans la réalisation de leurs albums en solo. Son timbre vocal, d’une originalité remarquable, était commercialement mis à la disposition des autres.
Pépé Kallé est décédé le 28 novembre 1998 à 23 h00 avant qu’on ne l’achemine d’urgence à la clinique Ngaliema. Il a été pleuré par toute la Nation congolaise ainsi que par de nombreuses délégations étrangères.
Son corps a été exposé le dimanche 6 décembre au Palais du Peuple pour que tout le monde lui rende un dernier hommage.
Les membres de sa famille, les artistes musiciens présents à Kinshasa, les membres du gouvernement de Salut public, ses amies et connaissances, les membres du corps diplomatique accrédités à Kinshasa, les autorités tant civiles que militaires, la crème du beau monde de la capitale et les habitants des faubourgs, s’étaient fixés rendez-vous dans la grandiose oeuvre d’architecture chinoise.
Il a été aussi décoré à titre posthume avant son enterrement dimanche dans l’après-midi au cimetière de la Gombe.
Signe d’un hommage exceptionnel, sa dépouille mortelle a été escortée par des motards de la Police nationale, jusqu’au cimetière de la Gombe où elle a été inhumée en présence d’une marée humaine venue témoigner son attachement à son endroit.
Le 28 novembre 2010, Pépé Kallé aura totalisé douze ans dans l’au-delà. Mais son nom restera à jamais dans le panthéon des grands.
Il est toujours parmi nous à travers ses oeuvres. Aujourd’hui, le basiste Lofombo et le chanteur animateur Djuna Mumbafu ne cessent d’immortaliser Pépé Kale chacun dans son groupe. Que Dieu garde son âme et que la terre des ancêtres lui soit douce.
José Mpaka Ikombe/Visa



Tshala Muana et Meje 30 en France en décembre pour procéder aux derniers travaux d’un nouvel album

Digital congo
25/11/2010
Le week-end dernier, il était prévu que la jeune vedette au sein de « Dynastie Mutuashi » procède au tournage du clip qui accompa­gnera son oeuvre sur le marché du disque.
Dans un avenir proche, l’uni­vers musical de la RD Congo va être enrichi d’une oeuvre inédite. Celle-ci réunit deux voix sublimes celles de Mege 30 et de Fally Ipupa.
Sous la bénédiction de Tshala Muana, les deux artistes ont prêté leurs talents pour sortir un single dont le titre demeure encore un secret.



« The Queen » de Mbilia Bel sur le marché en décembre
Digital congo
25/11/2010
Cet opus de 12 titres a connu la participation des musiciens congolais installés en Europe comme Nedule Papa Noël, Popolipo, Mansiamina Popol et Nyboma Danos Canta et d’autres artistes professionnels.
C’est le mercredi 15 décembre 2010 que le nouvel album de la Cléopâtre de la musique congolaise intitulé « The Queen » sera lancé sur le marché du disque sous la marque Syllart Production et sa distribution sera assurée à Kinshasa et à Brazzaville respectivement par la maison Vision Music et Global Music.
Cet opus de 12 titres a connu la participation des musiciens congolais installés en Europe comme Nedule Papa Noël, Popolipo, Mansiamina Popol et Nyboma Danos Canta et d’autres artistes professionnels tels que le Congolais (Congo Brazzaville) Loko Masengo, le Sénégalais Ismael’O, le Guinéen Sekou Ba Bambuna et le Cap-Vérdien­angolais Roger


Le « Fond des ambassadeurs » des Usa s’investit dans la préservation du patrimoine culturel congolais par le biais de la musique des pygmées
Digital Congo
25/11/2010

La particularité de la musique des pygmées découverte dans le Bandundu par deux chercheurs, professeurs musicologues est bien entendue sa polyphonie ; ils chantent à l’unisson, et l’on retrouve dans leurs mélodies des intervalles de carte.
Des photos, des enregistrements audio et vidéo et certaines découvertes constituent les premiers résultats des recherches menées dans le Bandundu par deux professeurs. Ces travaux sont financés par le programme américain d’appui pour la préservation de l’héritage culturel. Deux professeurs musicologues, Joseph Djamba et Albert Lisala, ont présenté, hier mardi 23 novembre, au Centre culturel américain, procédé à la restitution de leur mission de recherche réalisée auprès des pygmées de la région du territoire de Kiri dans la province du Bandundu.
C’était en présence du nouvel ambassadeur des Etats-Unis en République démocratique du Congo, James Entwistle, de quelques professeurs d’université, etc. Leurs travaux sont financés par Le Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle ; c’est un programme par lequel les Etats-Unis soutiennent les efforts de préservation des patrimoines culturels à travers le monde.
«Le voyage a été le premier de trois prévus pour l’étude sur terrain de la musique pygmée avec le soutien du gouvernement américain par le biais du Fonds des ambassadeurs », a déclaré le diplomate américain dans son mot de circonstance. Et de faire remarquer : «… la culture pygmée est un riche patrimoine qui appartient non seulement aux habitants locaux, mais aussi à tous les Congolais et à tous les habitants de l’Afrique centrale… le travail que font les professeurs Djamba et Lisala empêche cette forme unique d’expression culturelle de disparaître, et aidera les Congolais à mieux comprendre le mélange incroyable des peuples et des cultures que représente cette nation diversifiée».
Le travail de Joseph Djamba et Albert Lisala a consisté à des enregistrements audio et vidéo et à l’étude des musiques de ce peuple marginalisé. Les deux chercheurs ont séjourné du 24 juillet au 13 octobre 2010 dans ce territoire -qui compte trois secteurs-. Après dépouillement de leurs travaux, on dénombre 430 photos prises, 20 heures d’enregistrement audio et 7 heures d’enregistrement vidéo. L’on retient que la musique de Batwa (pygmée) de Kiri est structurée, a fait comprendre Joseph Djamba.
La particularité de cette musique est bien entendu sa polyphonie ; ils chantent à l’unisson, et l’on retrouve dans leurs mélodies des intervalles de tierce, des intervalles de carte, même les intervalles d’octave et autres sont absentes ; les accords sont agréables à écouter ; la pauvreté d’instruments est suppléée par les claquements des mains. On note ainsi la présence de l’orchestration. Les deux chercheurs ont découvert un instrument de musique inédit à Kiri, le « bandundu ». C’est un instrument à vent taillé dans un morceau de bambou dans lequel l’usager souffle pour produire un son grave. La musique de pygmées batwa de Kiri est liée à certaines circonstances, notamment, la naissance, le mariage, la pêche, la chasse, la cérémonie de guérison, la berceuse, etc.
Ces chercheurs vont poursuivre leur voyage à travers le pays. Ils iront explorer la musique de Bambute, pygmées de la Province Orientale et ceux de Bikoro dans la province de l’Equateur. L’on rappelle que cette recherche est menée grâce au financement du Fonds des ambassadeurs pour la préservation du patrimoine culturel. Ce programme offre une subvention directe pour la préservation des sites culturels, des objets et des collections culturels et des formes d’expression culturelle traditionnelle dans les pays en développement à travers le monde.
En République démocratique du Congo, le Fonds des ambassadeurs a déjà appuyé des projets de réhabilitation et de catalogue des objets culturels au Musée de l’Université de Kinshasa, au Musée national et à l’Université de Lubumbashi. L’ambassadeur James Entwisle, a au cours de la conférence de restitution, annoncé l’ouverture de la période de dépôt et des projets susceptibles d’être financés par le Fonds des ambassadeurs.

Martin Enyimo/Le Potentiel



Concert : Le bel hommage à Tabu Ley par l’orchestre Africa Kiesse.

Digital Congo
20/11/2010
Dans un lieu modeste et intimiste, mes oreilles reçoivent la musique que j’écoute comme une cure réparatrice après avoir subi le charcutage du répertoire de Rochereau par Koffi Olomide et Cyndi qui, soit dit, avait réalisé la pire interprétation de Mbilia Bel jamais osée.
Samedi 13 novembre 2010, 23 heures passées, sur la longue rue de Saint Maure dans le 11ème arrondissement de Paris, les noctambules ont colonisé tous les trottoirs.
Sous une pluie fine, une clientèle plutôt jeune fait la queue dehors dans l’attente d’une hypothétique place dans les cafés et bars bondés et aux ambiances diverses et contrastées.
Parmi ces enseignes qui racolent, une plus discrète avec juste trois initiales servait de temple à un touchant hommage au chanteur congolais Tabu Ley Rochereau pour son soixante-dixième anniversaire le jour même.
Dans un sous-sol à l’acoustique quasi parfaite malgré des pièces pas idéalement agencées, je tombe sur des musiciens congolais de renom en plein concert : le batteur Seskain Molenga, le guitariste Daly Kimoko et le bassiste Philo Kola qui fut chef d’orchestre d’Afrisa International de Tabu Ley.
Coïncidence, juste avant je venais de regarder le DVD du concert de Koffi Olomide en hommage au même Tabu Ley : une catastrophe, un crime artistique.
Là, dans un lieu modeste et intimiste, mes oreilles reçoivent la musique que j’écoute comme une cure réparatrice après avoir subi le charcutage du répertoire de Rochereau par Koffi Olomide et Cyndi le Cœur qui, soit dit en passant, avait réalisé la pire interprétation de Mbilia Bel jamais osée.
Les tubes du Seigneur Ley sont interprétés, pas seulement fidèlement, mais avec talent et une forme de vénération émouvante.
Le chanteur Solo Sita a l’intelligence de ne pas singer l’auteur, mais chante bien et juste malgré quelques ennuis de santé.
Dans la salle, des connaisseurs apprécient et savourent : Dino Vangu un autre ancien d’Afrisa International accompagné de Lo Benel, une merveille de la nature que le guitariste annonce comme « une grande chanteuse que les mélomanes vont bientôt découvrir ».
La deuxième partie de la soirée a été du même tonneau : un plaisir partagé avec la superbe exécution revisitée d’autres tubes de la musique congolaise : « Pa Oki » (Nyoka Longo et Zaïko), « Elo » (Teddy Sukami et Zaïko), « Fièvre Mondo » (Evoloko et Zaïko), « Moyibi » (Pépé Kallé) et, à la surprise générale, même « Lelele Lelele » la dernière chanson d’ambiance très prisée de Werrason et Wenge Musica Maison Mère.
Vers 2 heures du matin, un musicien français qui passait par là par hasard, sortit son conga de sa housse et se mit à jouer avec le groupe.
Le résultat est surprenant : il a trouvé le bon tempo d’une musique qu’il n’avait jamais jouée auparavant : « À la base je joue le piano classique, mais depuis peu je m’initie au djembé. Là, j’ai écouté, la musique était tellement bien jouée que je n’ai pas eu du mal à trouver le bon tempo. Ce n’est pas étonnant, on sent qu’il s’agit de grands professionnels ». Pas étonnant effectivement, car ces musiciens affichent des pedigrees conséquents. Gagnés définitivement par le virus de la musique, ils ont monté le groupe Africa Kiesse pour le plaisir, pour le fun comme on dit.
Et lorsqu’un artiste se laisse guider d’abord par le plaisir, sa prestation s’en ressent. Pour information, ce groupe est composé de Solo Sita (Ancien chanteur d’Empire Bakuba), José (Un chanteur très connu à Kikwit et au Bandundu), Daly Kimoko (L’un des guitaristes solistes les plus sollicités sur la place de Paris), Morro Mandjeku (Guitariste accompagnateur), Philo Kola (Ancien bassiste et chef d’orchestre d’Afrisa International), Esby (Saxophoniste) et Seskain Molenga (Un des plus grands batteurs congolais et ancien d’Afrisa International).
Ce groupe se produit désormais régulièrement à La Calebasse sur la rue Commandant Charcot à Sevran.




Ferre Gola démarrage des préparatifs de l’Olympia 20 novembre 2010.
Digital Congo
21/11/2010

Quatre nouveaux clips seront lancés sur les différentes chaines de télévision, à savoir ceux des chansons « Trésor Kandol », « Insuline », « Béquille » et « Andy Mputu », tandis que des concerts d’au revoir sont programmés les 2 et 3 décembre.
Plus aucun doute, le meilleur chanteur de la République Démocratique du Congo, Hervé Ferré Gola Bataringe se produira en doublé durant les festivités de fin d’année 2010 en la salle mythique de l’Olympia de Paris.
Les affiches-annonces imprimées le prouvent déjà à suffisance. Aux dires du DMC Vasco Mabiala, les préparatifs des spectacles commencent effectivement ce samedi 20 novembre 2010 par le maquis que doit observer tous les musiciens de l’orchestre « Jet Set » du chanteur « jésus des nuances », attendu à Kinshasa, sauf changement de dernière minute , demain jeudi 18 novembre 2010 par un régulier d’Air France.
Une surprise cependant pour les fanatiques pour la Bonana 2011 : quatre nouveaux clips seront lancés sur les différentes chaines de télévision, à savoir ceux des chansons « Trésor Kandol », « Insuline », « Béquille » et « Andy Mputu », tandis que des concerts d’au revoir sont programmés les 2 et 3 décembre respectivement en la boite Crystal sur le Boulevard du 30 juin et en Angola, sans parler des autres spectacles.




Projet « ONE 8 »
Fally Ipupa défendra la RDC !
05/11/2010
La Prosperite online

Fally Ipupa
surnommé
Dicap La Merveille

C’est une première aventure qui fera date dans les annales de l’art d’Orphée. A vocation panafricaine, « ONE 8 » est un nouveau projet réalisé grâce à Rockstar qui fait partie de la maison Sony music. Il met sur un support audio et vidéo huit gros cylindrés de la musique africaine aux côtés d’une grande star de renommée internationale. Celle-ci qui n’a pas encore été dévoilée au public, est considérée comme la grande surprise de ce rendez-vous musical planétaire. Dans ce projet, la RDC est représentée par le chanteur Fally Ipupa dit « La merveille ». Il signe sa participation à travers sa voix alléchante enregistrée lors de sa dernière tournée à Chicago, aux Etats-Unis d’Amérique. Ce jeune artiste émergeant s’est exprimé dans sa langue maternelle, en vue de promouvoir ses origines. Comme un véritable porte-étendard de la culture congolaise à l’étranger, la signature de Fally va marquer son entrée sur la scène internationale. Le concept ONE 8 a fait l’objet d’une conférence de presse animée par la star Fally et les représentants de la maison « Rockstar » en Afrique, le 2 novembre dernier, à l’hôtel de luxe « Faden House », à Kinshasa. A l’instar de Dicaprio La merveille qui est pour le compte de la RD.Congo, les organisateurs ont saisi l’occasion de présenter les huit autres artistes africains qui composent la plateforme. Il s’agit de AMANI (Kenya) Navio (Ouganda), JK (Zambie), 4x4 (Ghana), ALIKIBA (Tanzanie, 2 FACE (Nigeria) et MOVAIZHALEINE (Gabon). Chacun a apporté son savoir-faire et sa touche particulière pour sortir une diversité de style de musique. Enresgitré dans l’énorme internationale avec 3’30’’ One 8 sera disponible le 21 novembre prochain lors de sa sortie mondiale sur le marché du disque. Huit pour un, un pour huit, c’est le sens du message porté derrière ce concept « ONE 8 » qui a pour objectif de rassembler et de promouvoir davantage les grands talents émergeant du continent africain. C’est un disque de haute facture sur lequel les artistes portent un message de solidarité au peuple africain et américain.





Asa et la belle Afrique imparfaite


La chanteuse nigériane Asa revient avec Beautiful Imperfection, un album rempli de coups de coeur et de coups de gueule, chanté en anglais et en yoruba. Pourquoi cette franco-nigériane a-t-elle choisi ces langues plutôt que celle de Molière ? Elle s'en explique auprès de Jeuneafrique.com.

http://www.jeuneafrique.com/Videos_133_asa-et-la-belle-afrique-imparfaite.html


La Missa Luba !

Les troubadours du Roi Bauduin


La musique populaire permet la rencontre la plus directe avec la culture des peuples, où se trouve réalisé l'idée de société multiculturelle. Grâce à la musique, et par-delà les barrières linguistiques et culturelles, nous faisons aussitôt l'expérience vécue de la sensibilité des nations. Celle-ci n'apparaît nulle part avec autant d'immédiateté que dans la musique religieuse.

Originaire Congo, la Missa luba s'en tient à la structure de la liturgie traditionnelle. Cette messe doit sa naissance au Père belge Guido Haazen, qui se rendit dans les années cinquante au Congo et qui, impressionné par la musicalité du peuple, fonda un choeur qui ne tarda pas à susciter l'intérêt dans le monde entier. Le grand succès de cette chorale éveilla aussi l'intérêt pour le patrimoine musical du peuple bantou. Grâce à l'nthousiasme de Guido Haazen, la Missa Luba a vu le jour comme mélange d'influences européennes - principalement dans la conception globale - et de traditions africaines. Les différentes parties de la messe sont basées sur divers courants stylistiques de la musique congolaise. Outre l'exécution de la musique consignée par écrit, cette messe présente une importante quantité d'éléments improvisés. Les parties essentielles de la Missa Luba sont authentiquement africaines. C'est ainsi que le Kyrie et le Credo remontent au Kasala du Ngandanjika, que le Gloria, le Sanctus et le Benedictus reprennent le style du kiluba katangais, tandis que le Hosanna est une danse kasaï et l'Agnus Dei une chanson élégiaque du Bena Lulua.



Il y a 2 ans, le 10 novembre 2008, décédait "Mama Africa", Myriam Makeba.

"Africultures" lui a rendu un très bel hommage. Celui-ci nous invite à réfléchir sur le destin de cette géniale chanteuse, mais aussi à nous interroger, à travers l'histoire de ce personnage extraordinaire, sur le rôle des femmes africaines dans la création musicale.
Ecrit par Gérald Arnaud.

Voici les liens vers cette saga Makeba à lire absolumment :



Saga Makeba/3 - chants dans le ghetto : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=8262



Ces articles sont également une très belle anthologie du jazz-africain.






Autobiographie

Miriam Makeba, une voix pour la liberté
de Tanella Boni.
Pays de l'auteur : Côte d'Ivoire

Comment Miriam Makeba, venue des ghettos d'Afrique du Sud, est devenue par son chant une ambassadrice des droits humains.

de Tanella Boni, écrivain
Gopal Dagnogo, artiste
Editions A dos d'âne






Pour nos amis français :
Youssou N'Dour, 1er rendez vous des VOIX du monde !

Africultures.com
Les 20 ans de Simone avec Youssou N'Dour !
Conflans-Sainte-Honorine | France | 06|11|2010
Théâtre Simone-Signoret
12, Place Auguste Romagné, 78700 Conflans-Sainte-Honorine, France
tel. 01 34 90 90 90 (rés) | 01 39 72 57 19 (adm)
fax 01 39 72 61 77
contacter par mail
www.mairie-conflans-sainte-honorine.fr
à 21h - tarifs de 18€ à 35€ - PLACES ASSISES NON GARANTIES


Youssou N'Dour, Ibrahim Maalouf, Ballaké Sissoko, Lokua Kanza, Angélique Kidjo, Souad Massi et bien d'autres...
Rendez-vous avec les artistes qui font l'actualité internationale près de chez vous !
Tandis que le froid pointe déjà le bout de son nez, un microclimat s'installe au Théâtre Simone Signoret : le souffle léger, la lumière et la chaleur des VOIX du MONDE, laissent présager une saison à l'abri de la grisaille ! Du Sénégal au Portugal, en passant par le Mali, le Congo ou le Benin ou encore l'Algérie... les concerts programmés témoignent de la richesse de la diversité culturelle, révélant la force et l'harmonie des brassages créatifs, entre héritages culturels assumés et modernité revigorante !
VOIX DU MONDE vous entraînent à travers un merveilleux dédale de rythmes, de chants, de mélodies, à la rencontre d'artistes emblématiques et déterminants. Hissons les voiles pour nous évader vers des contrées originales et métissées !

Les 20 ans de Simone avec Youssou N'Dour !
Rendez-vous avec la star sénégalaise qui entame un nouveau voyage sonore : une tournée " Dakar -Kingston " (passant par Conflans !) -hommage à Bob Marley- qui ouvre davantage encore la palette musicale de cet artiste horS normes !
Nous rêvions de ce concert depuis des années : le voici programmé pour fêter les 20 ans de Simone, et ouvrir dans l'énergie des musiques du monde une saison fière de ses couleurs ! De nouvelles compositions en reprises des succès passés, de rythmes reggae en mbalax, un concert de " You ", ça déménage : c'est Dakar sur la place, métropole du rythme pulsé et de l'émotion !



Souvenir, souvenir, quand tu nous tiens ...!!!





Youssou N’Dour enflamme l’Institut français de Dakar

Par Le Potentiel
17/10/2010

Cherchez le point commun entre Youssou N’Dour et Serge Gainsbourg. Certes, il y a la rime, mais il y a surtout un magnifique album reggae. Celui de You, dans les bacs depuis le mois de mars, a naturellement été baptisé Dakar-Kingston. Après l’Olympia, Bercy et le Zénith de Paris, c’est plus modestement à l’Institut français, sur la scène de ses premières amours, que Youssou N’Dour est monté, du 14 au 15 octobre pour présenter cet album.

C’est une heureuse nouvelle qui a réjoui les amateurs de reggae comme les fans de mbalax puisque Youssou a interprété aussi quelques uns des tubes qui ont fait son succès.
Dakar-Kingston, le petit dernier de Youssou a été enregistré en Jamaïque dans les mythiques studio Tuff Gong avec certains des musiciens de Bob Marley et la participation de la génération montante : Ayo, Patrice, Morgan Heritage. Il ondule entre reggae, la musique à la force tranquille, mélodies en wolof, ballades rap et gospel. Car la musique selon Youssou est toujours métissée… Cet album en hommage à Bob Marley, au rastafarisme et à la diaspora africaine, est un véritable voyage musical à découvrir d’urgence.

YOUSSOU N’DOUR A L’ECRAN

Le mercredi 13 et vendredi 15 octobre dans la salle de cinéma, « Road movie musical, Retour à Gorée » a raconté le périple de Youssou N’Dour sur les traces des esclaves noirs et de la musique qu’ils ont inventée dont le jazz.
Son défi : rapporter en Afrique un répertoire de jazz et le chanter à Gorée, l’île symbole de la traite négrière, en hommage aux victimes de l’esclavage. Accompagné par le pianiste Moncef Genoud et des musiciens d’exception, Youssou N’Dour parcourt les États- Unis et l’Europe pour jouer et engager des discussions sur l’esclavage.
D’Atlanta à la Nouvelle Orléans, de New-York à Dakar en passant par le Luxembourg, les chansons se transforment, s’imprègnent de jazz et de gospel. Mais déjà le jour du retour en Afrique approche et beaucoup reste à faire afin d’être prêt pour le concert final... Un passionnant carnet de route, entre allégresse et émotion. Télérama Prix Suissimage/SSA du meilleur documentaire
C’est un retour dans la joie. De toutes les manières, il faut qu’on retienne l’histoire, mais il faut avancer. Aujourd’hui, à Gorée, il y a beaucoup plus de gens qui font la fête que de gens qui pleurent.
Ce tournage a été joyeux même si on parle du thème de l’esclavage.
Si je devais décrire le projet, j’utiliserais des mots tels que amitié et fraternité. La différence des cultures, des religions, des langues n’est pas un obstacle, c’est plutôt une richesse.

RETURN TO GOREE / YOUSSOU N'DOUR



Marley - Youssou Ndour ( Clip Officiel) Dakar Kingston 2010





Lutumba Simaro parle de Luambo Makiadi, 21 ans après.

Lu pour vous ce 13/10/201
sur Radio Okapi
Une manifestation de dépôt des gerbes de fleur sur la tombe de Luambo Makiadi Franco a été organisée, mardi 12 octobre, au cimetière de la Gombe à Kinshasa. Les artistes musiciens congolais présents dans la capitale congolaise ont brillé par leur absence au lieu de la manifestation.
L’artiste musicien congolais est décédé en Belgique à l’âge de 51 ans, il y a 21 ans.
Responsable de l’orchestre Ok Jazz et guitariste congolais, Luambo Makiadi Franco a légué la rumba odemba aux jeunes musiciens congolais.
Lutumba Simaro, président de Bana Ok qui a évolué aux cotés de Luambo pendant 27 ans, s’est exprimé à ce sujet au micro de Kaki Akiewa.

A travers ses œuvres amoureuses, satiriques, humoristiques, pamphlétaires, etc., Luambo libérait toutes ses émotions. Et pratiquement tout le peuple congolais se reconnaissait dans ce grand artiste. Ce musicien savait toucher la corde sensible des mélomanes congolais et d’ailleurs. Dans son style populaire à la limite de la vulgarité, il réussissait facilement à peindre ses contemporains au travers de leurs défauts, leurs qualités, leurs manies... Maniant la critique à la limite de l’insulte, il savait aussi amadouer en même temps.
C’est à Sonabata, à un peu moins de 100 km de Kinshasa, qu’est né François Luambo Makiadi, le 6 juillet 1938. Le père, d’origine tetela, venait tout droit du Kasai, tandis que la maman, Hélène Mbonga Makiese, est originaire des Cataractes. A l’âge de 10 ans, Luambo François est orphelin de père. A Léopoldville, il découvre le monde de la ville avec toutes ses contradictions.
Grâce au concours d’un camarade, Luambo découvre les vertus de l’harmonica qui ne quittera plus ses lèvres. Il rencontre Ebengo Dewayon. A ses côtés, il s’initie aux premières notes de la guitare, ensuite interviendra Albert Luampasi, un autre guitariste de renom.
Adolescent, le voilà pris dans le tourbillon de la musique. Il décide de jeter son dévolu sur cet instrument à cordes qu’est la guitare et son harmonica est jeté aux oubliettes. A quinze ans, il enregistre déjà de sa voix innocente et mal maîtrisée des chansons avec le groupe Waton de Dewayon. Il commence à chanter les chansons des autres sur des thèmes mal ficelés qui font allusion aux réalités de la rue.
NAISSANCE DE L’OK JAZZ
En 1956, le 6 juin à Léopoldville, l’annonce est faite d’un point à l’autre de la ville, un nouvel orchestre vient de voir le jour. Au départ, au studio Loningisa, il a enregistré «Bolingo na ngaï Béatrice». Avec le concours de Bowané qui l’a pris sous sa tutelle, Franco s’est fait un nom. Mais Bowané gagne l’Angola et décide de s’installer à Luanda, voilà Franco seul face à un succès qui l’attend à l’horizon. Au lieu de se ronger les doigts, avec ses amis ils décident de créer un groupe musical grâce à l’apport de quelques musiciens congolais comme Pandy Saturnin (Tumba), Loubelo daniel, De la lune (guitariste) J. Serge Essous (saxo) venus à la rescousse, ils s’accordent sur la mise en place d’un nouveau style. Sur la rue Tshuapa dans la zone de Kinshasa, ils font connaissance avec M. Oscar Kashama, celui-ci les encourage et décide de les prendre en charge dans son bar, «Chez Cassien».
Le 6 juin 1956 donc naît «OK Jazz», OK pour Oscar Kashama. Franco, Rossignol, Saturnin Pandy, De la lune et Essou sont les premiers musiciens. Le succès est fulgurant, mais la naïveté gâche les efforts de ces jeunes et les bonnes choses ne durent guère. En 1957, l’orchestre connaît une scission, les Congolais que sont J. Serge Essous, Landu Rossignol quittent l’OK Jazz pour créer le Rock-A-Mambo, mais deux autres Congolais vont rejoindre Franco : Célestin Nkouka et Edo Nganga. Ils vont enregistrer trois chansons qui marqueront cette époque : «Aimé wa bolingo», «Joséphine», et «Motema na ngaï epai ya mama». Luambo est arrêté en 1958 par les autorités coloniales, pour des raisons obscures, on parle d’une affaire de coeur, son absence réduit le succès de l’orchestre dont il est déjà le porte-flambeau. Bolhen le remplace. Ses amis brazzavillois profitent de ce temps pour regagner Brazzaville. Là-bas Nkouka Célestin, Edo Nganga sont rejoints par Nino Malaplat, J. S. Essous pour monter l’orchestre Bantous de la Capitale en août 1959.
A Léopoldville où il a recouvré sa liberté, Franco retrouve Vicky Longomba qui lui était resté fidèle, pour procéder au recrutement de nouveaux musiciens. Mulamba Joseph Mujos, Tshamala Piccolo et Lutumba Simon alias Simaro Masiya, font leur entrée dans OK Jazz. La Table Ronde est convoquée à Bruxelles pour statuer sur le devenir de cette colonie belge. A cet effet, Joseph Kabaselle dit Kalle Jeff est choisi pour animer la manifestation. Son orchestre fait le voyage en Belgique et Vicky Longomba choisi par Kalle fait partie du voyage. C’est à cette époque que Kalle lance la chanson «Indépendance chachacha» qui va connaître un succès continental.
Franco s’affirme ainsi dans le monde musical de la capitale, il devient de plus en plus célèbre. Lutumba, Kwamy et bientôt Verkys Kiamanguana Mateta, ainsi que Youlou Mabiala et Michel Boyibanda vont gonfler le nombre de musiciens qui feront la gloire de l’OK Jazz. Des titres comme «Mboka mo paya pasi», «Yamba ngai na leo», «Mobali ya ouilleur», sont au top du succès. L’OK Jazz est devenu incontournable.
L’ASCENSION ET LA GLOIRE
En deux décennies (70-80 et 80-90), Luambo Makiadi est au sommet de la musique. Seul maître à bord dans son orchestre, il sort de sa coquille pour imposer son leadership. Il instaure une politique de grandeur et attire auprès de lui tout ce que le pays compte de grands talents artistiques. Il vole de succès en succès. C’est l’apothéose. Luambo devient le musicien repère des grandes nuits présidentielles. Il amasse sans coup férir biens matériels et gloire spirituelle. L’OK Jazz est devenu le Tout Puissant OK Jazz. La première décennie citée plus haut va marquer un grand tournant dans la vie de l’orchestre. Des musiciens de renom comme Sam Magwana, Dizzy Mandjeku, Josky Kiambukuta, Ntesa Dalienst, Jo Mpoy, Ndombe Opetum Pépé et autres sont achetés à prix d’or pour venir grossir les rangs de l’orchestre. Ils viennent ainsi s’ajouter à Youlou, Boyibanda, Isaac Muzikiwa, Dessoin, Decca, Simaro et consorts pour former le grand OK Jazz qui va terrasser tout sur son passage.
Désormais l’orchestre est modelé à son image. Il en est l’inspirateur, il le hissera au rang des plus grands orchestres populaires de danse de l’Afrique noire. Les oeuvres à succès se succèdent à un rythme infernal. Il n’est plus conditionné par des pseudo-producteurs. Il a lui-même créé plusieurs marques pour produire les chansons de son groupe.
Déjà les musicologues retiennent et observent deux styles de musique qui s’opposent. L’un soutenu par l’African Jazz, c’est l’école Kalle dont le fidèle disciple sera Tabu pascal qui deviendra un peu plus tard Tabu Ley Rochereau le Seigneur. L’autre style est imposé par Franco. On parle désormais de deux écoles : celle créée par Kalle, et celle créée par Franco. Et ce sont ces deux styles de musique qui vont s’imposer tout au long des années jusqu’en cette période actuelle.
Les contrats pleuvent, les invitations se multiplient, Luambo est débordé. Homme d’affaires aguerri, il multiplie les investissements, des maisons de production, une maison de pression de disques et un investissement immobilier qui lui donne un charisme inégalable. C’est ainsi qu’il va créer son complexe «Un-deux-trois» dans la zone de Kasavubu, avant d’ajouter une aile qu’il baptisera «Mama Kouloutou».
En 1982, il décide de s’installer en Europe avec tous ses musiciens pour une durée indéterminée, mais tout en créant de nouvelles structures pour l’édition, la promotion et la production de disques. Tantôt à Paris, tantôt à Bruxelles, il croule sous le succès. Des titres comme «Non», «Très fâché», «Mamou», «Makambo nazali bourreau», «très impoli», «Lettre au DG», «Mario», sont des véritables philippiques qu’il distribue à la ronde comme des bouquets de fleurs tour à tour à la femme, aux intellectuels et à une certaine jeunesse. En 1983, le grand maître se rend aux Etats-Unis pour une grande tournée, où il confirme sa célébrité auprès des afro-américains. La diaspora négro-américaine l’accueille chaleureusement.
SA MORT…
Perte de mémoire, douleurs, mal de reins, il n’en pouvait plus de supporter le mal qui le rongeait de l’intérieur.
De nombreux médecins vont courir à son chevet sans jamais poser un diagnostic convenable. Au début de l’année 1988, il refait le voyage de Bruxelles pour aller subir des analyses et trouver la cause de sa maladie. De plus en plus épuisé, il perd du poids. La masse humaine se rétrécit et ses supporters sont gagnés par le doute. Sa famille et ses proches sont pris par l’angoisse. Et s’il venait à disparaître ? Tout Kinshasa bruit des nouvelles de la mort de Luambo. Beaucoup vont le tuer dans l’imaginaire collectif avant qu’il ne le soit dans la réalité. De clinique en clinique, de spécialiste en spécialiste, Luambo traîne sa maladie, sans trouver le moindre répit. Certains parlent d’un cancer des os, d’autres d’une insuffisance rénale, les plus radicaux n’y vont pas par quatre chemins : Franco est atteint du Sida.
Mais malgré le mal qui le ronge, il trouve les forces d’enregistrer ses dernières chansons soutenu par la voix de Sam Mangwana et d’autres musiciens qui sont à Bruxelles. Mais ses jours sont comptés. Le ciel s’obscurcit et pourtant lui, il y croit toujours. Il annonce même son retour pour d’ici peu. Finalement, voyant son état s’empirer, les médecins l’hospitalisent à l’Hôpital Mont-Godinne non loin de la ville de Namur (Belgique). Là son épouse et son frère Jules lui rendent régulièrement visite. Ses enfants sont également là, inquiets de la tournure prise par les événements. Ils voient leur père se décomposer. Chacun de ses mouvements augmente le mal. Le baobab est atteint.
Les nuages s’assombrissent. Il est au bout du chemin. La nuit du 12 octobre 1989, Luambo n’en peut plus de lutter. Il jette l’éponge. Un grand baobab de la musique congolaise moderne est tombé.
JEANNOT-NE-NZAU
Le Potentiel 2006




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Papa Wemba parle de « Notre père »
Lu pour vous sur Radio Okapi
01/10/2010 
Papa Wemba

Après 9 ans d’absence, Papa Wemba vient de signer son retour sur le marché du disque avec l’album "Notre père".
Un album de 12 titres avec des styles aussi variés que le ndombolo, le rnb, la salsa et le coupé décalé ivoirien.
Son dernier album « Bakala dia Kuba » réalisé sous son propre label, date de 2001.
Les opus produits entre-temps ont été réalisés avec son groupe d’accompagnement.

La vidéo de la chanson « Six millions ya ba soucis » réalisée en featuring avec Nathalie Makoma.




Pour ceux qui aiment la musique africaine et ses interprètes, voici leur histoire ...


Je débuterai d'abord, noblesse oblige, par l'auteur de la chanson à grands succès "Indépendance Cha-Cha".

Parcours d'un artiste: Le Grand Kalle.

Joseph Kabasele dit Grand Kallé, disparaissait il y a 27 ans, le 11 février 1983. L'auteur du tube Indépendance Cha-cha fut un des pionniers de la musique moderne africaine.
Retour sur un parcours exceptionnel.
Le 11 février 1983, s'éteignait à Kinshasa, dans le dénuement total, l'un des plus prestigieux musiciens africains dont la carrière reflétait tout l'esprit d'une époque. Tshamala Kabasele Joseph Athanase, alias "Grand Kallé" est né le 16 décembre 1930 à Matadi, ville portuaire (aujourd'hui en RDC), l'année même de la première grève des marins congolais.
Peu après sa naissance, ses parents s'installent à Kinshasa où le jeune Kabasele fait des études primaires et secondaires. La musique a toujours joué pour Kabasele un rôle important. Très jeune, il fait partie des chorales paroissiales. A 19 ans, il s'engage totalement dans la chanson, anime les séances publiques et veillées mortuaires puis est engagé dans l'OTC (Orchestre de Tendance Congolaise) de Georges Doula et sort ses premières oeuvres et succès Chérie Loboga, Para Fifi...
En 1953 il fonde l'orchestre African Jazz avec lequel il va révolutionner la musique congolaise. Il écarte la rumba piquée, la mazurka et autres danses à la mode et opte désormais pour la rumba, la samba. Il est aussi le premier musicien à introduire les tumbas, les trompettes et instruments électroniques dans son groupe. Dans ce célèbre orchestre, il fait venir un jeune chanteur qui deviendra rapidement célèbre, Tabu Ley Rochereau. Jusqu'en 1963 Grand Kallé et l'African Jazz figurent parmi les artistes les plus populaires d'Afrique.
Chef d'orchestre, chanteur, compositeur, impresario, sa personnalité ne cesse d'évoluer. Il crée en 1960 sa propre maison de disques, Surboum African Jazz, qui devient un véritable tremplin pour les musiciens du nouveau courant musical congolais et envoie les meilleurs orchestres enregistrer dans les meilleurs studios de Bruxelles. Il est la première vedette africaine à se produire en Belgique et ce, à l'occasion de la fameuse Table ronde au cours de laquelle devait se décider l'avenir de l'ex-Congo Belge.
A partir de 1960, le ton et le son changent : Kabasele s'est métamorphosé en artiste engagé, lumumbiste. Lors de la fameuse Table ronde, il crée Indépendance Chacha, un des plus grands succès de la musique africaine, ainsi que Bilombe ba gagné (Les meilleurs ont gagné), Lumumba, Congo se ya biso... Lors du sommet de l'OUA à Kinshasa en 1967, Kabasele offre à chaque d'Etat présent, un 45tours renfermant une chanson-hommage à son pays.
Mais son engagement pour la paix et l'unité africaine n'a pas été compris, surtout après la mort de Patrice Lumumba. Abandonné en 1963, après une tournée triomphale en Afrique de l'Ouest, par tous ses musiciens qui sont allés formés l'African Fiesta, Kabasele est traqué et surveillé de toutes parts. Il s'exile alors à Paris où il crée l'orchestre African Team aux côtés de talentueux musiciens tels que Manu Dibango, Jean Serge Essous... mais l'expérience tourne court. Kallé se retrouve seul, sans orchestre, sans fortune, séjourne un peu partout en Europe et dans plusieurs capitales africaines, retourne au Zaïre mais de nouveau déçu, retourne en France. Il finit par revenir à Kinshasa où il meurt à l'âge de 52 ans.

Françoise Gindreau - Diack / Documentation RFI







WENDO KOLOSOY, LE PÈRE DE LA RUMBA CONGOLAISE.

Parmi les grands noms de la musique congolaise moderne, un nom trône au panthéon : Antoine WENDO KOLOSOY.
Son sobriquet « Wendo », qui s’est substitué à son nom de famille, désigne toute une génération musicale des deux rives : « Miziki ya ntango ya ba Wendo » (la musique de la génération de Wendo).
Le « Tango ya Ba Wendo » est symbolisé particulièrement par une danse afro-carabéenne : la rumba.
Curieusement, Wendo, jusqu’à un passé très proche, était le plus inconnu de la génération post-indépendance jusqu’au jour où il fut repêché par « Mwana Mpwo » la chanson dédiée aux « Francs Congolais ».
Ses fameux effets appogiatures « aio leli iii » ont conquis enfants, jeunes et vieux. Même avec « Tokokufa mpo na ekolo » qu’il clôture avec des strophes pamphlétaires sorties dans une voix mélancolique : « Tozangi mwinda solo, tozangi bilia solo, … likolo ya banyangalakata… » (A cause de ces idiots (entendez rebelles), nous voici aujourd’hui privés d’électricité, de nourriture,…). C’était la résurrection ou, comme on dit à Kinshasa, « nzombo le soir » (succès et but de dernière minute).

De son vrai nom Antoine NKALOSOY est né en 1925 à Mushie, dans la province du Bandundu. Il débute sa carrière musicale en 1943 à Léo dans l’orchestre « Victoria Léo ».
Léo Pétillon (1903-1996), gouverneur du Congo Belge de 1952 à 1960, et qui fut l’un de ses fervents admirateurs belges, le surnomme « Wendo », une déformation de « Windsor », devenu « Wendo Sor » en référence à la manière dont Antoine Nkalosoy bat la mesure, bondissant, dit Pétillon, comme l’amortisseur Windsor ».
Lorsqu’il est découvert et propulsé sur la scène par le grec Nikis Jeronimidis (fondateur des éditions Ngoma en 1948), Wendo est déjà une star : il chante, il aime chanter, aux coins des rues, dans le quartier mais surtout, matelot de son état, il agrémente les passagers lors des nombreux voyages sur le fleuve.
Dans sa chanson « Mobembo ya Wendo », il reprend son périple de navigant, de Kinshasa à Bangui, passant par Mushie, Bolobo, de Mbandaka à Kisangani, sans oublié le Kasai jusqu’à Port Franquy, le Kwilu jusqu’à Kikwit. On le chante dans les villages « Wendo ayei, tokobina rumba ya rumba-mba » (Wendo est arrivé, nous allons danser la vraie rumba).
Il enregistre quelques tubes, puis, lors de l’un de ses voyages, il découvre, à Mbandaka, Henry BOWANE dont le talent n’a pas d’égal.
Il le ramène à Kinshasa, essentiellement pour chanter avec lui entre deux voyages. Tous deux signent un contrat aux éditions NGOMA comme chanteur-compositeur, interprète et accompagnateur.
Vers ces années 40-50, Kinshasa, alors Léopoldville, devient déjà une grande ville avec, autour du quartier résidentiel « Kalina », des petites bourgades où s’érigent de nouvelles cités.
Ainsi, de nombreux musiciens naissent et de nombreuses maisons d’éditions aussi fourmillent ; chaque studio ayant ses enfants terribles.

Lors de son dernier périple européen, Wendo défie son âge ; ses réflexes de crooner sont restés intacts. Ayant monté une nouvelle formation musicale où cohabitent jeunes et vieux musiciens, la star n’a qu’un seul credo : conquérir son public. Aucune surcharge dans les sonorités : deux guitares et une base suffisent pour transformer un concert de Wendo en un rêve édénique. Il exorcise les salles.
Ça swingue fort : « Oye’Suka ya rumba » entend-on crier sur la piste. Les hanches se balancent, tournoient, ondulent …
Sur scène, Wendo est l’épicentre d’un spectacle qui ressuscite le répertoire du Léopoldvillois d’hier.

Lorsque l’on parcoure le répertoire de Wendo, fait d’une centaine de titres, un seul trône. Il symbolise le Romeo et Juliette de la musique congolaise : « Marie Louise ».
L’on dit de cette chanson qu’elle ressuscite les morts, soit pour la danser ou l’acheter. Elle fut composée par Wendo pour trouver une solution aux problèmes d’amour (frasque) de son ami, de son alter ego et compère Henry Bowane. Le disque, enregistré en 1952 en 78 tours conquis les mélomanes tant congolais qu’étrangers. Aux dires de Wendo, il fut pressé à 100.000 exemplaires à l’époque et connut plusieurs rééditions.
Avec « Marie Louise » c’est l’apothéose de la rumba.
Sa musique est un mélange subtil d’ingrédients aux couleurs africaines : une rumba chaloupée, des notes de guitare qui s’égrènent avec une fausse langueur et surtout cette voix patinée par les ans.

L’artiste, au visage creusé et au profond regard, qui a longtemps voyagé comme mécanicien sur les bateaux naviguant sur le fleuve Congo, est le sujet d’un documentaire, « On the Rumba River », réalisé en 2007 par Jacques Sarasin.
Témoignages, rencontres, Sarasin suit non seulement les retrouvailles entre Wendo et ses anciens musiciens, mais filme aussi des tranches de vie quotidiennes et familiales. Sa caméra s’accroche aux bouches, aux yeux, aux mains, aux instruments, elle suit la sueur au creux du cou. Elle nous fait vivre la musique.

Wendo KOLOSOY est décédé à Kinshasa à l’âge de 82 ans, le 28 juillet 2008, des suites d’une longue maladie. L’interprète du célèbre morceau « Marie Louise » était en mauvaise santé depuis plusieurs années.



Des airs de rumba et la soif de vivre

Sa réputation a déjà franchi les océans et il a été ovationné au dern ier Festival de Cannes : le groupe Staff Benda  Bilili est composé de musiciens handicapés ayant grandi dans les rues de Kinshasa.

Une volonté de fer et la conviction que la musique peut faire bouger les frontières, même quand on vit dans la rue. Telle est la force qui habitait les huit artistes de ce groupe bigarré qu'est le Staff Benda Bilili quand ils circulaient dans les environs de l'ancien zoo de Kinshasa, dans leurs fauteuils roulants "customisés" façon Harley Davidson du pauvre.
Ils passaient alors le plus clair de leur temps à inventer des mélodies, tout en faisant les chauffeurs de taxi improvisés.
Pourtant, personne ne voulait jouer avec eux, la polio les ayant rendus à moitié aveugles ou paraplégiques.
Les seuls instruments qu'ils pouvaient avoir entre les mains, étaient ceux qu'eux-mêmes se fabriquaient à partir d'objets et d'ustensiles de récupération. "On jouait dans des églises, à n'importe quel coin de rue, raconte le percussionniste Kabose Kabamba. C'est comme ça qu'on s'est rencontrés et qu'on a formé ce groupe où, malgré les différences d'âge - le plus jeune a 17 ans, le plus vieux 50 ans - et nos limitations physiques à cause de la polio, tout ce qui compte, c'est la musique comme remède à tout !".
Benda Bilili signifie "aller au-delà des apparences", parce que "le mot flancher ne fait pas partie de notre vocabulaire", lance Ricky Lkabu, le leader du groupe, depuis son fauteuil roulant. Leur premier disque, Très très fort, dont ils ont enregistré la maquette sous un arbre, sur une console d'enregistrement connectée au groupe électrogène d'un bar, fait aujourd'hui un tabac en Afrique, et aussi en Europe. Un documentaire sur leur vie leur a même valu une ovation lors du dernier Festival de Cannes.
"Nous faisons un mélange de rumba, de funk, de blues et de reggae, avec des instruments de notre fabrication", explique Ricky Lkabu. Le plus étonnant est celui de Roger, le benjamin du groupe. Son instument est une sorte de luth qu'il appelle un santongué, confectionné à partir d'une boîte de lait en poudre, d'un filet de pêche et de fil électrique. Pour ces musiciens, tous les moyens sont bons pour créer des chansons qui racontent leur vie quotidienne. "Dans le morceau intitulé Polio, nous recommandons à tous  les parents de faire vacciner leurs enfants contre cette maladie, raconte le bassiste Paulin Cavalier. Mais nous abordons aussi la hausse des prix ou la vie des enfants des rues."  Avec eux sur scène, il y a justement un enfant qui traînait dans les rues poussiéreuses de Kinshasa et qui aujourd'hui se contorsionne sur leurs rythmes. L'objectif du Staff, selon Ricky Lkabu, est clair : "L'Afrique est un continent riche, avec de l'or et des diamants, mais on ne sait pas comment l'exploiter. Nous voulons que les habitants de la République Démocratique du Congo se réveillent. Nous faisons de la musique pour éduquer notre pays, pour que nos familles aient un toit et pour que nos enfants puissent recevoir une bonne éducation."

Mercé Pérez - El Païs - Madrid
Publié dans le Courrier International spécial été 2010